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Le 31ème sommet de l'Union africaine s'est ouvert dimanche 1er juillet en Mauritanie. Le 31ème sommet de l'Union africaine s'est ouvert dimanche 1er juillet en Mauritanie.  (AFP or licensors)

Un sommet de l’Union africaine dominé par la sécurité

Arrivé lundi 2 juillet à Nouakchott en Mauritanie pour le 31ème sommet de l’Union africaine (UA), le président français, Emmanuel Macron, doit rencontrer en marge du sommet ses homologues de la force conjointe du G5 Sahel pour en accélérer l’efficacité.

Delphine Allaire – Cité du Vatican

Sécuriser et stabiliser le Sahel, telle est la préoccupation du président français qui amorce ce lundi 2 juillet une tournée africaine, qui commence avec la Mauritanie, puis le Nigeria jusqu’au 4 juillet.

L'urgence sécuritaire

En Mauritanie pour le 31ème sommet de l’Union africaine axé sur le renforcement de l’intégration continentale, le chef de l’Etat français mènera des discussions conjointes avec ses homologues du G5 Sahel, regroupant la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad au sein d’un dispositif régional, censé sécuriser la zone sahélienne après le départ des troupes françaises. Le contexte des deux attentats perpétrés vendredi 29 juin et dimanche 1er juillet renforce l’urgence de cette reprise en main. Lors de la première attaque de vendredi, l’état-major du G5 Sahel était en effet visé, tandis que lors de la seconde, dimanche, des militaires français étaient ciblés dans un quartier de Gao, au nord du Mali.    

Les failles du G5 Sahel

Outre le président de la Commission de l'Union Africaine, Emmanuel Macron doit donc rencontrer dans l’après-midi les cinq chefs d'Etat du G5 Sahel afin d’accélérer l’efficacité de ce dispositif régional multinational basé au Mali, et qui peine à obtenir les moyens de ses ambitions pour des raisons de financement. Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, hôte de ce 31ème sommet, l’a lui-même déploré dans un entretien accordé à France 24: «Il y a d’énormes failles dans la sécurité de cette force conjointe. Elles doivent être corrigées», a-t-il relevé, en marge de l’inauguration de cette rencontre panafricaine, à laquelle manquent toutes fois trois chefs d’Etats de poids : ceux de l’Egypte, du Rwanda et de la République démocratique du Congo.

D’autres enjeux continentaux cruciaux, comme l’interminable guerre civile au Soudan du Sud ou le conflit sur le Sahara occidental, occuperont également les travaux de la quarantaine de dirigeants africains réunis en Mauritanie pour deux jours.

02 juillet 2018, 12:56