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Veles en Macédoine. Veles en Macédoine.  (AFP or licensors)

Migrants: accord de coopération entre la Macédoine et l’UE

La Commission européenne continue d’élargir son champ d’action pour maitriser les flux de migrants. Cette fois, c’est avec la Macédoine que Bruxelles a trouvé un accord. Les gardes-frontières seront bientôt autorisés à intervenir sur le territoire de l'ex-République yougoslave.

Blandine Hugonnet – Cité du Vatican

Les militaires aux brassards bleus du drapeau de l’Union européenne seront bientôt postés aux frontières de la Macédoine. Il s’agira des soldats de Frontex, l'agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes mise en place fin 2016 pour maitriser les flux migratoires dans l’espace Schengen.

Après celui avec l’Albanie voisine en février dernier, un accord a été signé le 18 juillet entre le commissaire européen aux migrations et le ministre macédonien de l'Intérieur. Objectif affiché: déployer sur le territoire macédonien des garde-frontières européens avec une protection prioritaire sur les frontières avec les pays membres de l’Union européenne, c’est-à-dire la Grèce et la Bulgarie.

Pour la Macédoine comme pour Bruxelles, il s’agit de relever le défi des arrivées de migrants en surveillant plus efficacement la route des Balkans, un trajet qui reste tout de même secondaire comparé à la traversée de la Méditerranée. Mais c’est par là que sont encore passés 12.000 personnes l’an dernier, selon Frontex.  Pour la plupart des Pakistanais, Afghans et Irakiens qui rêvent d’atteindre les pays d’Europe orientale en arrivant sur les côtes grecques.

L’autre objectif de cet accord avec la Macédoine est aussi de mettre en valeur un projet européen censé rassurer, face à la montée des peurs en Europe, vis-à-vis des arrivées de migrants. Au dernier Conseil de l’Europe fin juin, les 27 Etats membres ont d’ailleurs décidé de multiplier par dix les effectifs des patrouilles de Frontex d’ici 2020.

19 juillet 2018, 11:40