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Vatican News
Vendredi 13 juillet 2018, 12 agents russes ont été inculpés dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine de 2016. Vendredi 13 juillet 2018, 12 agents russes ont été inculpés dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine de 2016.   (AFP or licensors)

Enquête sur l'ingérence russe aux Etats-Unis: 12 agents inculpés

12 nouvelles mises en examen ont été annoncées vendredi 13 juillet, dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine de 2016. Des inculpations qui arrivent à trois jours de la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine.

Marine Henriot - Cité du Vatican 

Coup de pression sur Donald Trump avant sa rencontre avec Vladimir Poutine lundi 16 juillet à Helsinki. Aux Etats-Unis, le procureur spécial chargé de l'enquête sur une ingérence de la Russie dans la dernière présidentielle a inculpé 12 ressortissants russes. Les 12 personnes mises en examen sont toutes membres du service de renseignement de l’armée russe. Ce que l’on leur reproche: «des opérations informatiques de grande envergure». C’est à dire qu’entre mars et novembre 2016, durant la campagne opposant la démocrate Clinton au républicain Trump, les agents se seraient introduits dans les ordinateurs de responsables démocrates, pour voler des documents internes, et les publier à un moment opportun afin de saboter la campagne des démocrates. Une opération de sabotage réalisé avec un faux site internet et un faux pirate informatique pour diffuser les documents volés.

«Chasse aux sorcières» selon Donald Trump 

Ces opérations n’ont pas eu de conséquences directes sur le scrutin de novembre précise le ministère de la justice américain. Mais l’inculpation a lieu 3 jours avant la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine, et le président américain, qui depuis le début de l'enquête dénonce une chasse du sorcières du FBI, agence «à la solde des démocrates», devra toutefois aborder l’éventuelle ingérence russe avec son homologue. «Je vais absolument et fermement poser la question», a-t-il déclaré quand les mises en examen ont été rendues publiques vendredi 13 juillet, alors qu’il prenait le thé avec la Reine d’Angleterre.

L'enquête du procureur Robert Mueller, qui s'intéresse aussi aux soupçons de collaboration entre Moscou et l'équipe de Donald Trump pour la victoire, empoisonne depuis plus d'un an le président américain. En février déjà 13 ressortissants russes avaient été inculpés. Du côté du kremlin, on continue à nier toute ingérence dans l’élection.

 

14 juillet 2018, 08:49