Version Béta

Cerca

Vatican News
Les installations hydrauliques sont la cible d'attaques à répétition dans le cadre de la guerre au Yémen. Les installations hydrauliques sont la cible d'attaques à répétition dans le cadre de la guerre au Yémen.  (ANSA)

Au Yémen, l’accès à l’eau fortement menacé par la guerre

L’Unicef alerte les États du monde entier contre les attaques à répétition des installations sanitaires du Yémen, multipliant pour les populations le risque de maladies comme le choléra.

Il s’agit de la troisième attaque du type en un an. Le système d’eau de Saada au nord-ouest du pays a été attaqué cette semaine. La moitié de la structure est désormais endommagée et empêche donc près de 10 500 personnes, dont 5 000 enfants, d’accéder à l’eau potable, a renseigné l’Unicef mardi 24 juillet.

Une violation du droit humanitaire international

«Ces attaques continues contre les infrastructures civiles, comme les systèmes d'approvisionnement en eau, augmentent la probabilité de propagation de maladies liées à l’eau, comme le choléra et la diarrhée aqueuse aiguë», a affirmé Geert Cappelaere, directeur régional de l'UNICEF pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, pointant «une violation du droit humanitaire international». 

8,6 millions d’enfants sans accès régulier à l’eau potable

Trois ans après le début de la guerre entre des rebelles yéménites chiites Houthis et une coalition de pays arabes menée par l'Arabie saoudite, le conflit a déjà gravement affecté le système d’approvisionnement en eau et d’assainissement, laissant, entre autres, 8,6 millions d’enfants sans accès régulier à l’eau potable et les exposant aux maladies. 

En mars dernier, le système hydraulique de Nushour près de la frontière saoudienne, avait été attaqué deux fois en une semaine, causant des dégâts estimés à 20 000 dollars. Les dommages actuels du réseau d’eau sont estimés, selon l’Unicef, à 300 000 dollars.

«La pire crise humanitaire dans le monde»

Le conflit au Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique, était à l’origine un conflit tribal et confessionnel interne au pays, avant de se régionaliser et d’impliquer ses influents voisins iraniens et saoudiens. La malnutrition, la famine, le choléra et les violences sans fin, minent désormais ce jeune pays crée en 1990.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, affirmait même que le Yémen connaissait «actuellement la pire crise humanitaire dans le monde» et que l'ONU avait besoin, pour ses programmes d'urgence dans ce pays, de 2,4 milliards d'euros pour cette année 2018.

25 juillet 2018, 12:29