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Des militants de la coalition «Tous pour le Mexique» le 27 juin 2018 à Saltillo. Des militants de la coalition «Tous pour le Mexique» le 27 juin 2018 à Saltillo.   (AFP or licensors)

Niveau historique de violences pour les élections au Mexique

Le 1er juillet, les Mexicains se déplaceront pour élire le successeur du président Enrique Peña Nieto. Des élections dont la campagne s'est faite dans le sang, 124 hommes politiques ont été assassinés, selon les médiaux locaux.

Entretien réalisé par Joris Bolomey - Cité du Vatican

Les 88 millions d'électeurs mexicains sont appelés aux urnes ce dimanche. Des élections présidentielle et locales déjà marquées par un niveau historique de violences. Depuis le début de la pré-campagne, 124 hommes politiques ont été assassinés, selon les médias locaux.

Parmi les candidats à la magistrature suprême, Andres Manuel Lopez Obrador, fait figure de favori face aux partis traditionnels. Il soutient que la corruption est la cause de tous les maux et qu'il saura l'extirper. Ce vétéran de gauche que l'on surnomme Amlo est à la tête d'une coalition dirigée par le Movimiento Regeneración Nacional (Morena). Une victoire d'Amlo bouleverserait la scène politique mexicaine, qui évolue depuis 1988 autour de trois formations: le PRI (droite), le PAN (centre droit), et le PRD (centre gauche). 

Selon les derniers sondages, Lopez Obrador possède un avantage de plus de 20 points sur Ricardo Anaya, qui dirige une coalition de droite et de gauche (formée par le PAN, le PRD et le Movimiento Ciudadano), tandis que José Antonio Meade, du PRI, apparaît seulement en troisième position.

L'administration du président Enrique Peña Nieto, issue du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) a été marquée par plusieurs scandales de corruption et de violations des droits de l'homme. Mais la forte impopularité du président sortant s’explique avant tout par son incapacité à faire face aux défis économique et diplomatique de ce pays d’Amérique centrale explique Jean Rivelois. Il est chercheur en sociologie à l’Institut de recherche pour le développement et spécialisé sur les phénomènes de violences et de corruption au Mexique.

L'éclairage du chercheur Jean Rivelois
28 juin 2018, 16:34