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Une publicité vantant l'appartenance de la mer de Chine méridionale au pays de Xi Jinping, en juillet 2016 dans la province de Shandong. Une publicité vantant l'appartenance de la mer de Chine méridionale au pays de Xi Jinping, en juillet 2016 dans la province de Shandong.   (AFP or licensors)

Chine méridionale: une mer, des influences

L’installations de bombardiers et d’armes militaires sophistiquées en mer de Chine méridionale exacerbent les tensions entre Pékin et Washington. Les deux puissances cherchent à étendre leur influence dans cette zone stratégique qui voit passer dans ses eaux près d’un tiers du commerce mondial.

Marine Henriot - Cité du Vatican

Depuis 2010, Pékin et Washington sont à couteaux tirés pour étendre leur influence en mer de Chine méridionale. Une zone stratégique qui voit passer près du tiers du commerce mondial. La Chine revendique la quasi-totalité de la mer de Chine du sud, en dépit d’un arbitrage international en 2016 qui lui a donné tort. 

Des bombardiers lourds se sont posés récemment sur l'île aux Bois, principale base chinoise dans l’archipel des Paracels, également revendiqué par le Vietnam et Taiwan. La réaction de Washington ne s’est pas faite attendre: pour James Mattis, le chef du Pentagone, le renforcement des positions militaires de la Chine le long de ce couloir maritime stratégique est destiné à «intimider» et «contraindre» ses voisins, a-t-il déclaré samedi 2 juin. Par ailleurs, Washington a retiré son invitation à la Chine à participer fin juin à l’exercice biennal "Rim of the Pacific", les plus importants exercices navals au monde. 

Entre Pékin et Washington, le ton monte. Le chef du Pentagone a accusé Xi Jinping de ne pas respecter sa parole, alors qu'en 2015, lors d’une discussion avec Barack Obama, le président chinois avait affirmé qu’il ne militariserait pas les îlots contestés et renforcés artificiellement.

Lentement mais inéluctablement, la Chine assoit ainsi ses positions en mer méridionale. Retrouvez dans notre podcast l’analyse de Nadège Rolland, chercheure au bureau national de recherche asiatique à Washington.

Interview de Nadège Rolland, chercheure au bureau national de recherche asiatique

 

 

05 juin 2018, 08:48