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Les ministres des Affaires étrangères grecs et allemands, lors d'une conférence de presse commune, le 29 mai 2018 à Berlin. Les ministres des Affaires étrangères grecs et allemands, lors d'une conférence de presse commune, le 29 mai 2018 à Berlin.  (AFP or licensors)

La Grèce en grève générale contre l'austérité

Grève générale ce mercredi en Grèce pour protester contre les politiques d’austérité. Le pays doit retrouver le chemin des marchés financiers en août mais sa situation économique demeure toujours très fragile.

Entretien réalisé par Xavier Sartre – Cité du Vatican

Difficile de se déplacer ce mercredi 30 mai en Grèce: les transports aériens et les transports en commun devraient être fortement touchés par un appel à la grève générale lancée par les syndicats, dont les grandes confédérations du privé, GSEE et du public, Adedy. Le mort d’ordre est «Ça suffit, stop aux sacrifices des travailleurs». Ils entendent protester contre la mise en œuvre prévue en 2019 et 2020 de nouvelles coupes dans les retraites et de nouvelles hausses d’impôts. 

Or la semaine dernière, Alexis Tsipras, le Premier ministre, a affirmé que «pour la première fois, la Grèce se trouve dans une position où elle peut se fixer une série d’objectifs pour le jour d’après». Il a ainsi annoncé mercredi dernier les grandes lignes de son plan de croissance qui doit placer au centre des efforts «les travailleurs, ceux qui ont souffert, les chercheurs et le monde de la culture».

Le gouvernement, pour ne pas déséquilibrer le budget, compte sur des excédents budgétaires et des aides européennes pour financer ce programme.

Georges Prevelakis est professeur de géopolitique à l’université Panthéon-Sorbonne Paris 1. Pour lui, il reste encore beaucoup à faire et le plan d’Alexis Tsipras ne viserait qu’à préparer les prochaines élections législatives

Entretien avec Georges Prevelakis, professeur de géopolitique à Paris I

 

30 mai 2018, 09:45