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France: la mère de Vincent Lambert en appelle à Emmanuel Macron

«Mon fils a été condamné à mort »: c’est par ces mots que Viviane Lambert, la mère de Vincent Lambert, commence sa lettre ouverte au président de la République française, publiée ce jeudi 12 avril dans le quotidien Le Figaro. Elle s’oppose à l’arrêt de la nutrition et de l’hydratation artificielle de son fils tétraplégique depuis un accident de voiture en 2008 décidé lundi dernier par le CHU de Reims où il est hospitalisé. Face à ce qu’elle considère comme «un projet de mort», elle en appelle à Emmanuel Macron pour qu’il intervienne.

Xavier Sartre- Cité du Vatican

Viviane Lambert décide de prendre Emmanuel Macron au mot : évoquant son intervention devant les évêques lundi au collège des Bernardins, elle cite les mots mêmes du président parlant de «dignité de l’homme». Elle lui demande de la recevoir, elle et des médecins spécialisés, qui pourront expliquer l’état de santé réel de son fils.

La mère de Vincent Lambert rappelle ce qu’elle a toujours clamé : son fils «est handicapé mais il est vivant». Il est en état pauci-relationnel explique-t-elle, il n’est pas dans le coma. Aucune machine ne le maintient en vie. Elle détaille les événements qui nourrissent sa position de refuser tout arrêt de sa nutrition et de son hydratation, ajoutant que des établissements spécialisés sont prêts à l’accueillir.

C’est pourquoi elle dénonce le «médecin» qui a pris cette dernière décision de laisser Vincent mourir, «sans lui permettre d’être pris en charge ailleurs pour être rééduqué et stimulé». «Pourquoi cet acharnement contre mon fils» s’interroge-t-elle, alors qu’il a démontré «sa réelle volonté de vivre» en survivant à 31 jours sans alimentation en 2013?

Viviane Lambert l’affirme : «Vincent n’est pas en fin de vie. Il n’est pas malade. Il ne souffre pas.» «S’il faut qu’il meure, continue-t-elle, ce n’est pas pour sa dignité : c’est par volonté euthanasique. Vincent va être sacrifié pour faire un exemple.»

La Cour de cassation a statué en décembre dernier que seule l’épouse de Vincent Lambert pouvait décider du transfert de son mari dans un établissement spécialisé. Or, Rachel Lambert, tutrice légale depuis 2016, ne veut pas. La famille de Vincent est déchirée par son sort, sa femme et six de ses frères et sœurs approuvant la décision du CHU de Reims, ses parents et une sœur et un frère s’opposant à l’arrêt de l’alimentation.

12 avril 2018, 13:08