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Les élections législatives se tiennent à Cuba le 11 mars 2018. Les élections législatives se tiennent à Cuba le 11 mars 2018.   (AFP or licensors)

À Cuba, la fin de l'ère Castro

Cuba désigne dimanche les 605 membres de l'Assemblée nationale, un processus électoral sans surprise où il y a autant de candidats que de sièges. A un détail près: parmi eux se trouve le successeur de Raùl Castro qui doit lui succéder en avril.

Entretien réalisé par Marine Henriot - Cité du Vatican

Après 60 ans de règne, la famille Castro quitte le pouvoir à Cuba. Ce dimanche, les cubains se rendent aux urnes pour élire les 605 membres de l’Assemblée nationale qui à son tour désignera les 31 membres du Conseil d’État, parmi lesquels se trouve le prochain président de l'île

Pour la première fois, la présidence de l'île reviendra à une personne n'ayant pas pris les armes lors de la révolution de 1959. Son nom sera connu le 19 avril. Cette date ne doit rien au hasard, il s'agira du 57e anniversaire de la victoire de la baie des Cochons, considérée à Cuba comme «la première défaite de l'impérialisme yankee en Amérique latine».

Plus de 8 millions de Cubains sont appelés à voter pour les délégués des assemblées provinciales et les 605 membres choisis pour siéger à l'Assemblée nationale, une liste passée au crible préalable du Parti communiste cubain (PCC).

Une élection sans suspense

Raúl Castro, 86 ans, fête cette année son dixième anniversaire au pouvoir, atteignant ainsi la limite qu'il a lui-même fixée pour exercer la présidence à Cuba. L’élection cependant ne laisse pas la place au suspense. Selon les observateurs, c’est l’actuel premier vice président, Miguel Diaz Canel qui devrait accéder à la fonction suprême. Agé de 57 ans, Miguel Diaz Canel est un pur produit du PCC, il s'est engagé à garantir la continuité. «Il y aura toujours un président à Cuba en train de défendre la révolution et il s'agira de camarades issus du peuple», a-t-il déclaré en novembre.

Sébastien Santander est professeur à l’université de Liège en Belgique et spécialiste de la question cubaine, et selon lui, si Raúl Castro se retire du pouvoir, il ne se retire pas pour autant de la vie politique et garde la main dans de nombreux domaines.

L'éclairage de Sébastien Santander, spécialiste de la question cubaine

 

 

10 mars 2018, 12:56