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Vatican News
Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson, à la conférence internationale sur la reconstruction de l'Irak au Koweït, le 13 février 2018. Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson, à la conférence internationale sur la reconstruction de l'Irak au Koweït, le 13 février 2018.  (AFP or licensors)

Les impasses de la diplomatie américaine

Qui fait la politique étrangère des États-Unis? Se définit-elle à coups de tweets présidentiels ou dans les couloirs du département d’État.. Aujourd’hui, 60% des diplomates américains auraient moins de 10 ans de carrière, les plus haut gradés se font rares, et 31 postes d’ambassadeurs n’étaient toujours pas pourvus au 1er février.

Entretien réalisé par Delphine Allaire  – Cité du Vatican

Vacances de postes stratégiques, divisions internes, coupes budgétaires… l’ambiance est morose au département d’Etat américain. Ce 13 février, au Koweit pour une conférence internationale sur la reconstruction de l'Irak, le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson s’est d’ailleurs justifié sur la forte baisse du budget de la diplomatie américaine proposée par l’administration Donald Trump (39,3 milliards de dollars proposés pour 2019 contre 55,6 milliards de dollars pour 2017 par l'administration de l'ex-président Barack Obama).

Le 1er février, le numéro trois du département d’Etat, Thomas Shannon, présentait, lui, sa démission pour raison personnelle, après 35 ans de carrière. À la même date, 31 postes d’ambassadeurs n’étaient toujours pas pourvus.

Le politologue Simon Serfaty, directeur des études européennes au Centre d'études internationales (CSIS) de Washington, décrypte les difficultés internes au département d’État, et ses conséquences sur le jeu politique mondial.

Entretien avec Simon Serfaty, directeur des études européennes au CSIS de Washington
14 février 2018, 08:19