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Affrontements à Aden, le 28 janvier 2018. Affrontements à Aden, le 28 janvier 2018.  (AFP or licensors)

Yémen: les combats s'intensifient à Aden

Les combats s'intensifient autour du Palais présidentiel à Aden, où le pouvoir exécutif semble sur le point de s'effondrer.

Olivier Bonnel - Cité du Vatican

La situation est-elle en train de basculer au Yémen ? Déjà déchiré depuis trois ans par la guerre qui oppose les rebelles chiites Houthis, soutenus par l’Iran et la coalition sunnite menée par l’Arabie Saoudite, le pays de disloque encore un peu plus. Ces dernières heures l’attention se concentre à Aden, deuxième ville yéménite dans le Sud du pays, où les séparatistes, anciens alliés du gouvernement yéménite ont pris le contrôle du palais présidentiel. 

Après trois jours de combats meurtriers contre les forces gouvernementales, les séparatistes sudistes gagnent du terrain. Ce mardi matin ils ont réussi à encercler le palais présidentiel d’Aden, au prix de lourds combats. Si le chef de l’État yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi est réfugié en Arabie Saoudite, son gouvernement était encore sur place, assiégé par les combattants. Selon certaines sources le premier ministre Ahmed Obaid Bin Daghar et certains ministres pourraient fuir vers Riyad, information non confirmée à la mi-journée mais qui montre la détermination des combattants séparatistes qui s’étaient pourtant alliés au gouvernement yéménite.

Depuis le limogeage du gouverneur d’Aden l’an dernier, le front sunnite a éclaté. Les sudistes ont créé un conseil de transition et demandaient le départ de Bin Daghar, l’accusant de mauvaise gestion et de corruption. La coalition menée par les Saoudiens a mollement réagi, appelant les séparatistes à "la retenue et à parler avec le gouvernement légitime". Mais l’intensité des combats ces dernières heures pourrait mener Riyad à intervenir. Selon le CICR, les combats ont fait au moins 36 morts et 185 blessés ces dernières 36 heures. 

(avec agences)

30 janvier 2018, 12:50