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Des Péruviens protestent contre la grâce présidentielle accordée à Alberto Fujimori. Des Péruviens protestent contre la grâce présidentielle accordée à Alberto Fujimori.  (AFP or licensors)

La vie politique péruvienne en proie à de nouvelles tensions

Le 24 décembre 2017, le chef de l’État Pedro Pablo Kuczynski a gracié l'ancien président Alberto Fujimori. Cette décision a déclenché une tempête politique dans le pays, y compris au sein du gouvernement.

Entretien réalisé par Olivier Bonnel - Cité du Vatican

La vie politique péruvienne est de nouveau sous tensions depuis cette décision prise à la veille de Noël. Alberto Fujimori, ancien président d’origine japonaise, dirigea le Pérou d’une main de fer pendant une décennie, de 1990 à 2000. Il purgeait une peine de vingt-cinq ans de prison pour corruption et crimes contre l’humanité. Alberto Fujimori était notamment accusé d’avoir commandité plusieurs massacres en 1991 et 1992 envers des sympathisants du Sentier lumineux, la guérilla marxiste qui divisait le pays.

Cette grâce présidentielle a réveillé les fantômes d’un Pérou qui n’a toujours pas affronté de manière sereine son passé. Des milliers de Péruviens sont descendus dans la rue pour protester contre cette libération et plusieurs ministres ont même quitté le gouvernement pour protester contre la décision présidentielle.

Le Fujimorisme est encore un courant important de la vie politique péruvienne et la marge de manœuvre de Pedro Pablo Kuczynski est de plus en plus réduite comme nous l’explique Frédéric Louault, coordinateur du Centre d'étude des Amériques (AmericaS), de l'Université libre de Bruxelles.

19 janvier 2018, 10:05