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La conférence de presse du commissaire européen à l'Environnement, Karmenu Vella, le 30 janvier 2018 à Bruxelles. La conférence de presse du commissaire européen à l'Environnement, Karmenu Vella, le 30 janvier 2018 à Bruxelles.  (AFP or licensors)

Qualité de l’air : neuf pays européens menacés de sanctions

Un sommet sur la qualité de l’air a été convoqué ce mardi 30 janvier à Bruxelles. La Commission européenne a donné une dizaine de jours aux mauvais élèves de l’UE en matière de pollution de l’air pour présenter de nouvelles mesures et éviter d'être renvoyés devant la justice européenne.

Marie Duhamel - Cité du Vatican

Neuf pays étaient convoqués par la Commission européenne à Bruxelles ce mardi 30 janvier. L'Allemagne, l'Espagne, la France, la Hongrie, l'Italie, la République tchèque, la Roumanie, le Royaume-Uni et la Slovaquie dépassent régulièrement les limites d'émissions destinées à protéger la santé des Européens, pour les particules fines (PM10) ou le dioxyde d'azote, quand ils ne dépassent pas les deux. Plusieurs fois rappelés à l’ordre, depuis des mois voire des années, les mauvais élèves européens n’ont pas réagi avec assez de vigueur, et la Commission européenne les a sommés d’agir.

À l’issue de la réunion à Bruxelles, l'exécutif européen affirme avoir donné jusqu’à la fin de la semaine prochaine pour mettre des mesures sur la table, et que celles-ci «soient suffisantes pour atteindre leurs objectifs sans délai». C’est la seule chose qui retiendrait la Commission d'aller devant la Cour de justice de l’UE, a précisé le commissaire européen à l'Environnement, Karmenu Vella.

La pollution de l’air est jugée responsable de plus de 400 000 morts prématurées par an dans l'UE, dont 48 000 en France, sans compter les Européens qui sont atteints de maladies respiratoires et cardiovasculaires. La Commission souligne également que cette pollution qui touche 130 villes européennes, coûte plus de 20 milliards d'euros par an à l'économie du bloc.

Après la réunion, le ministre français de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a assuré vouloir «inverser la tendance rapidement». Il juge nécessaire un ensemble de mesures incitatives, dissuasives, des mesures d'accompagnement, développer la pratique du vélo, le recours à des transports «doux» et inciter au covoiturage.

Lorsqu'il y a près d'un an, l'exécutif européen avait lancé un «dernier avertissement» à cinq pays sur le dioxyde d’azote, il avait également suggéré «la réduction du volume global du trafic», «le passage aux voitures électriques» ou encore «la réduction des émissions des véhicules à moteur diesel».

30 janvier 2018, 19:16