Version Béta

Cerca

VaticanNews
Une personne sans domicile fixe dans les rues de Paris. Une personne sans domicile fixe dans les rues de Paris.   (AFP or licensors)

La fondation Abbé-Pierre réclame une vraie politique sociale

Dans son 23ème rapport annuel, publié le 30 janvier 2018, la fondation Abbé-Pierre insiste sur les logements surpeuplés en France. 9,6 millions de personnes vivent dans des logements trop petits, soit 11,5 % de plus qu’en 2006, selon le rapport annuel de la fondation.

Entretien réalisé par Joris Bolomey - Cité du Vatican 

Comme chaque année, la fondation Abbé-Pierre pour le logement des défavorisés tire la sonnette d’alarme sur la situation du mal-logement en France, à l’occasion de la publication de son rapport annuel. Si le marché de l’immobilier affiche une bonne santé générale, 4 millions de personnes restent mal logées ou privées de domicile, tandis que 12 millions voient leur situation fragilisée par la crise du logement.

Dans ce 23ème rapport annuel, la fondation insiste notamment sur les logements surpeuplés. En France, près de 9 millions de personnes vivent dans des logements trop petits, soit 11,5 % de plus qu’en 2006, selon les données de l’Insee. Dégradation du logement, augmentation des risques domestiques, impact sur la santé physique et mentale, les conséquences du surpeuplement sont nombreuses. 

Le surpeuplement en augmentation

Pour l’Insee, la norme minimale est d’une pièce à vivre et d’une chambre par couple ou par personne de plus de 15 ans. Ainsi, une famille avec deux enfants, garçon et fille, de plus de 15 ans, doit disposer d’un séjour et de trois chambres. Il y a surpeuplement lorsqu’il manque une chambre et surpeuplement accentué s’il en manque deux.

Mais autre inquiétude pour la fondation, les réformes entreprises par le président français Emmanuel Macron ne semblent pas suivre les engagements pris alors qu’il était candidat. Il y a un «manque de cohérence» selon Joaquim Soares, il est directeur de l'animation territoriale de la Fondation Abbé-Pierre.

Entretien avec Joaquim Soares, directeur de l'animation territoriale de la Fondation Abbé-Pierre

 

31 janvier 2018, 11:34