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Luigi Di Maio, leader du Mouvement 5 Étoiles lors d'un discours le 29 janvier 2018 à Rome. Luigi Di Maio, leader du Mouvement 5 Étoiles lors d'un discours le 29 janvier 2018 à Rome.  (AFP or licensors)

Italie, une campagne législative incertaine

En Italie, les partis politiques avaient jusqu’à ce lundi 29 janvier, 19 heures, pour déposer les listes de leurs candidats pour les élections législatives du 4 mars prochain.

Entretien réalisé par Marie Duhamel - Cité du Vatican

Les trois principaux groupes qui se disputeront le pouvoir pendant la campagne des législatives ont dévoilé leurs candidats. Leurs promesses elles, étaient déjà connues:  une retraite pour les femmes au foyer ou l’abolition de la réforme sur les retraites pour le centre droit allié à l’extrême droite,  l’abolition des frais universitaires pour l’extrême gauche, un revenu citoyen pour le parti anti-parti du mouvement 5 étoiles. 

Qui pourra gouverner le pays ?

En Italie, il pourrait être difficile de former une majorité claire lors des prochaines éléctions législatives qui se tiendront le 4 mars prochain.

Depuis les dernières élections en 2013, deux facteurs ont changé la donne. La loi électorale a été réformée en octobre dernier, laissant une large part à la proportionnelle. Et le visage du parlement devrait être profondément chamboulé également parce que le centre gauche, qui avait triomphé il y a cinq ans, est très loin derrière dans les sondages.

Marc Lazar est professeur à Science Po Paris et à la Luiss, à Rome, il nous explique la percée du Mouvement 5 étoiles et la difficulté que les droites auront à gouverner ensemble. Pour lui, le principal enjeu de ce scrutin est l’avenir de la relation entre l’Italie et l’Union européenne. Le sujet inquiète d’ailleurs les partenaires européen de l’Italie, la France notamment qui multiplie les gestes de soutien aux Italiens pro-européens.

Entretien avec Marc Lazar, professeur à Science Po Paris
30 janvier 2018, 08:37