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Une survivante de l'ouragan Maria qui a dévasaté l'île de Porto Rico Une survivante de l'ouragan Maria qui a dévasaté l'île de Porto Rico  (AFP or licensors)

Urgence sanitaire à Porto Rico

L'île qui a été dévastée par le passage du cylone Maria vit toujours majoritairement sans électricité et sans eau potable. Mais les ONG s'inquiètent du risque de propagation des maladies.

Olivier Bonnel-Cité du Vatican

Quatre mois après le passage de l’ouragan Maria, Porto-Rico ne s’est toujours pas relevée. Déjà frappé par de graves difficultés économique et une crise de la dette, ce territoire associé aux Etats-Unis, au point qu’on le surnomme parfois le «51 éme état américain » vit désormais dans la peur d’une crise sanitaire. 

Plus d’un million de personnes vivent toujours sans électricité, et des centaines de milliers d’entre elles n’ont toujours pas d’eau potable. Maria, le cyclone le plus puissant jamais enregistré fait encore vivre un calvaire à de nombreux Portoricains. Parmi les villes les plus touchées se trouvent Humacao dans le Sud-Est et Guaynabo dans le Nord-Est de l’île. De nombreuses maisons ont été inondées ou ont vu leur toit arraché.

La branche Américaine de l’Ordre de Malte fait partie des acteurs sur le terrain qui viennent en aide aux populations. Selon l’ONG, Il y a un manque criant d’abris sur l’île et l’approvisionnement en eau potable, en nourriture et en médicaments commence à manquer, mais c’est la propagation des maladies qui inquiète le plus aujourd’hui. 

L'indifférence du président américain 

« La situation empire de jour en jour » s’alarme le directeur local de l’Ordre de Malte. Les ONG se concentrent sur la fourniture en eau potable et les consultations médicales. Quelques jours après le passage de l’ouragan Maria, la gouverneur de Porto-Rico avait dénoncé l’indifférence de Donald Trump envers l’île.

Le président américain avait fini par constater les dégâts, le 3 octobre, deux semaines après le passage de l'ouragan, mais la situation humanitaire sur place ne semble pas l’inquiéter. Le chef de la Maison-Blanche s’était déclaré “très fier” que l’île n’ait pas connu de “véritable catastrophe” comme lors du passage de l’ouragan Katrina en Louisiane et à La Nouvelle-Orléans en 2005. 

Le 18 décembrer, le gouverneur de Porto Rico Ricardo Rossello a demandé l'ouverture d'une enquête pour déterminer le nombre de morts, dont le chiffre officiel est de 64. Il pourrait être en effet beaucoup plus lourd. 

« Porto Rico est démoli mais n’est pas anéanti » écrivait début octobre l’archevêque de San Juan, la capitale, dans une lettre pastorale, invitant les Portoricains à ne pas se laisser abattre. 

30 décembre 2017, 16:36