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Vatican News
A Washington DC, des activistes manifestent pour la levée du blocus imposé par l'Arabie saoudite sur le Yémen A Washington DC, des activistes manifestent pour la levée du blocus imposé par l'Arabie saoudite sur le Yémen  (AFP or licensors)

1 000 jours de guerre au Yémen, un conflit "oublié"

La guerre au Yémen dure depuis maintenant 1000 jours. Plusieurs ONG et personnalités publiques dénoncent « une guerre oubliée » de tous. Dans un appel publié hier par le quotidien français Le Monde, elles appellent à un sursaut de la communauté internationale.

Manuella Affejee

La guerre au Yémen, ce sont d’abord des chiffres : plus de 8 000 morts, 80% de la population qui dépend de l’aide humanitaire, 1 million de cas de choléra, 4 millions de personnes malnutries, six enfants qui meurent chaque heure. C’est la pire crise humanitaire au monde, et le pire est encore à venir, préviennent les signataires de cet appel, qui s’émeuvent du silence qui entoure un conflit  «invisible» qui ne fait pas le « buzz », et qui ne sensibilise personne.

Les signataires fustigent les «gouvernements irresponsables», «l’inaction des  grandes puissances», la faiblesse de la diplomatie. L’aide humanitaire est bien sûr vitale, mais elle ne suffira pas à résoudre la situation. Seule une solution politique est valable pour les ONG, qui interpellent directement les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, membres du Conseil de sécurité de l’ONU, mais aussi principaux fournisseurs d’armes de l’Arabie saoudite, actrice majeure de ce conflit. Les 360 signataires de cet appel vigoureux demandent la levée immédiate du blocus total imposé par Riyad, la fin des bombardements, et la mise en place d’un processus de paix.

« Notre message est simple, écrivent encore les signataires à l'adresse des différentes parties en présence et de la communauté internationale, il est temps d’agir, si vous ne voulez pas avoir d’autres milliers de vies d’enfants sur la conscience».

Ce mardi 19 décembre, un missile balistique a été intercepté au-dessus de Riyad ; tiré depuis le Yémen par les rebelles chiites houthis, qui affirment avoir visé le palais du roi Salmane. Le missile, qualifié d’ « irano-houthi » par les saoudiens, ce qu'a dementi l'Iran, n’a pas fait de victimes.

20 décembre 2017, 08:42