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Vatican News
Manifestations de joie à Harare, le 22 novembre 2017. Manifestations de joie à Harare, le 22 novembre 2017.  (AFP or licensors)

Quel avenir politique pour le Zimbabwe post-Mugabe ?

Une nouvelle page se tourne dans l’histoire politique du Zimbabwe après le départ de Robert Mugabe le 21 novembre. Le vieux leader, héros de la lutte pour l’indépendance de son pays aura fini par jeter l’éponge, sous la pression des militaires, après avoir régné sur son pays pendant 37 années.

Entretien de Olivier Bonnel

Ce mercredi, l’ancien-vice-président Emmerson Mnangagwa, qui doit présider la transition politique dans le pays est rentré à Harare la capitale, après avoir passé deux semaines d’exil en Afrique du Sud.

Si Mnangagwa porte sur ses épaules de nombreux espoirs, certains ne cachent pas leurs craintes d’une une continuité du régime. Le «crocodile» comme il est surnommé a en effet occupé plusieurs postes ministériels dès les premières années du règne Mugabe. Il était notamment le chef de la Sécurité nationale en 1983, quand les forces armées ont mené une campagne meurtrière de répression dans les provinces dissidentes du Matabeleland à l’ouest et des Midlands au centre du pays, des massacres qui auraient fait 20 000 morts.

Un chapitre douloureux se referme donc pour de nombreux Zimbabwéens, alors qu’il avait commencé en 1980 avec de nombreuses promesses, comme nous le rappelle le journaliste Pierre Haski, chroniqueur international àL’Obs. Il est interrogé par Olivier Bonnel.

Entretien avec Pierre Haski, chroniqueur international à L’Obs.

(DA)

22 novembre 2017, 18:33