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Image d'illustration. Les évêques indiens lors de leur visite ad limina. Image d'illustration. Les évêques indiens lors de leur visite ad limina.  (Vatican Media)

Visite ad limina, mode d’emploi

Repoussée à cause de la pandémie en mars 2020, la visite ad limina des évêques français a débuté ce lundi 6 septembre. Leur pèlerinage sera ponctué d’une rencontre avec le Pape et de rendez-vous dans les différents dicastères du Saint-Siège.

La visite ad limina, du latin «ad limina apostolorum», qui signifie «au seuil (des basiliques) des apôtres» se réalise tous les cinq ans selon le droit canonique de l’Eglise catholique romaine, Cette visite est d’abord un moment de pèlerinage, les évêques se rendant sur les tombeaux des apôtres saint Pierre et saint Paul, et participant à des célébrations dans les basiliques vaticanes de Saint-Jean-de-Latran, Saint-Pierre, Saint-Paul-hors-les-Murs et Sainte-Marie-Majeure. 

Cette visite est également l’occasion pour les évêques d’un pays donné de découvrir le Saint-Siège et réciproquement, de faire découvrir au Vatican les réalités de leur Église locale.

Les évêques se rendent ainsi dans les différents dicastères du Vatican, pour comprendre leur fonctionnement. Concernant les évêques français, lors des visites dans les dicastères, un évêque du groupe, désigné par ses pairs, présentera en dix minutes l’essentiel de ce qui est vécu en France concernant le domaine dont le dicastère en question est chargé. La rencontre ad limina se prépare donc de longs mois, voire des années, en amont.

Dans la préparation de la visite ad limina de mars 2020 finalement annulée (seuls les évêques du Nord-Ouest avaient pu venir à temps), les évêques avaient transmis à la nonciature un rapport très complet, dans lequel ils faisaient état de la situation de leur ministère épiscopal et de leur diocèse dans toutes ses composantes économique, sociale et culturelle, ainsi que de la vie de l’Église sur leur territoire. «Un temps pour la réflexion, qui permet également d’avoir un regard large sur le diocèse», nous avait alors confié l’archevêque de Tours, Mgr Jordy.

Une visite divisée en trois groupes

Les groupes sont divisés selon une logique géographique.

Selon la Conférence des évêques de France, le premier groupe effectue sa visite du 6 au 11 septembre, mené par Mgr Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille. Il est composé des évêques de Marseille, Ajaccio, Avignon, Digne, Fréjus-Toulon, Gap, Nice, Montpellier, Carcassonne et Narbonne, Mende, Nîmes, Perpignan-Elne, Toulouse, Albi, Auch, Cahors, Montauban, Pamiers, Rodez, Tarbes et Lourdes mais également des Églises orientales : Éparchie Sainte-Croix de Paris des Arméniens catholiques de France, Éparchie Notre-Dame-du-Liban de Paris des Maronites de France, Éparchie Saint-Vladimir-le-Grand pour les Ukrainiens de rite byzantin de France, et Principauté de Monaco.

Vient ensuite le deuxième groupe, du 20 au 25 septembre, mené par Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris. Ce groupe est composé des diocèses de Paris, Créteil, Évry-Corbeil-Essonnes, Meaux, Nanterre, Pontoise, Saint-Denis, Versailles, Clermont, Le Puy-en-Velay, Moulins, Saint-Flour, Lyon, Annecy, Belley-Ars, Chambéry, Grenoble-Vienne, Saint-Etienne, Valence, Viviers. Le diocèse aux Armées fait aussi partie de ce groupe. 

Le dernier groupe, du 27 septembre au 3 octobre est constitué des évêques de l’Est de la France : Reims, Amiens, Beauvais, Châlons, Langres, Soissons, Troyes, Besançon, Belfort-Montbéliard, Nancy, Saint-Claude, Saint-Dié, Verdun, Strasbourg et Metz, Dijon, Autun, Nevers, Sens-Auxerre, Lille, Arras et Cambrai.

Chaque groupe sera reçu en audience par le Saint-Père.

05 septembre 2021, 10:33