Une école au Sri Lanka. Une école au Sri Lanka. 

Au Sri Lanka, l'Eglise demande la réouverture des écoles

Les évêques du pays demandent la réouverture des écoles et s'inquiètent de l'avenir de nombreux élèves, alors que les professeurs sont en grèves pour un meilleur salaire. Les prélats se soucient aussi des conséquences économiques et sociales de la pandémie sur les couches les plus modestes de la société.

Alors que la pandémie de Covid n'épargne pas le Sri Lanka, les évêques du pays demandent la réouverture immédiate des écoles et des mesures pour atténuer les effets du Covid-19 sur les couches les plus pauvres de la population. L'Église locale est ainsi intervenue dans le bras de fer qui oppose depuis près d'un mois le gouvernement aux syndicats d'enseignants, en grève contre une nouvelle loi sur les universités et pour obtenir des augmentations de salaire. Une action de protestation qui pénalise les dizaines de milliers d'étudiants sri-lankais qui ne disposent pas d'un ordinateur ou d'un accès à Internet pour continuer à étudier chez eux. Et c'est en leur nom que le président de la Conférence épiscopale du Sri Lanka, Mgr Winston S. Fernando, évêque de Badulla, a décidé d'intervenir.

«Les enfants ont besoin non seulement d'apprendre, mais aussi d'atteindre un bon état de santé émotionnelle, psychologique et spirituelle, d'interagir avec leurs enseignants, leurs camarades de classe et leurs amis, et de s'engager dans des activités extrascolaires et sportives avec leurs pairs pour atteindre un équilibre émotionnel», a déclaré le prélat dans un communiqué.  D'où l'appel lancé au gouvernement pour qu'il soit «plus souple» et accepte de corriger les distorsions qui existent depuis longtemps dans le système salarial «dans l'intérêt des enfants», car, dit-il, «la formation de nos futurs citoyens et dirigeants dépend des enseignants». Les évêques demandent aux enseignants de retourner à l'école «pour l'amour des enfants» qui leur sont confiés, rappelant leur «devoir sacré de former et de façonner les futurs citoyens».

Des mesures sociales urgentes

La note s'attarde également sur l'impact social dramatique de la pandémie de Covid-19. Tout en se félicitant de la campagne de vaccination lancée par le gouvernement, les évêques sri-lankais rappellent l'urgence de mesures sociales plus incisives pour atténuer les effets négatifs de la pandémie sur les secteurs les plus pauvres de la société : «Des taux de chômage élevés engendreront inévitablement la pauvreté, la malnutrition et la faim. Il est donc nécessaire d'établir des priorités et d'allouer des fonds aux choses les plus importantes, et non à des projets ambitieux», souligne la note.

Le Sri Lanka est confronté à sa troisième vague de Covid-19 depuis avril, le variant Delta s'étant propagée à partir de l'Inde voisine, faisant bondir les nouveaux cas à plus de trois mille par jour dans le pays au début du mois de juin. La diminution de la courbe de la pandémie qui s'en est suivie a incité le gouvernement de Colombo à assouplir les restrictions après un confinement complet de deux mois, mais les fermetures de l'année dernière ont eu un impact dramatique sur l'activité économique et l'emploi dans un pays largement dépendant du tourisme. 

VNS-LZ

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31 juillet 2021, 15:23