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Messe célébrée par le père Francesco Patton au sanctuaire de Cana le 17 janvier 2020 Messe célébrée par le père Francesco Patton au sanctuaire de Cana le 17 janvier 2020 

Une messe célébrée à Cana pour commémorer le premier miracle de Jésus

Une messe a été célébrée dimanche 17 janvier au sanctuaire situé à Kafr Kana, près de Nazareth. Le custode de Terre Sainte a demandé de prier spécialement pour les familles et les couples qui traversent une crise et ont besoin du «vin de la joie, de l'amour et du service mutuel».

«Ici à Cana de Galilée, nous sommes invités à comprendre la pleine valeur de l'amour humain, à partir de l'amour que Dieu a pour son peuple et pour toute l'humanité, semblable à l'amour de l'époux pour l'épouse»: c’est par ces mots que le père Francesco Patton, custode de Terre Sainte, s’est exprimé lors de la messe célébrée dimanche 17 janvier dans le sanctuaire de Cana, situé dans le village arabe de Kafr Kana, le lieu où Jésus accomplit son premier miracle. Comme le rapporte l'Évangile selon saint Jean, Jésus, invité à un banquet de noces, y changea l'eau en vin, encouragé par Marie sa mère, qui s’inquiétait de voir les convives en manquer (Jn 2, 1-11).

Prier pour les familles divisées

Le père Patton a souligné que cet épisode de l'Évangile invite à découvrir que la relation personnelle avec Dieu doit aussi être une relation d'amour, une relation sponsale. Il a rappelé à ce sujet que cette année sera consacrée à la famille, grâce à l’Année spéciale “Amoris Laetitia”, décrétée par le Pape François le 27 décembre dernier, et qui commencera le 19 mars. Le Custode de Terre Sainte a invité à prier particulièrement pour tous les fiancés du monde, pour «les familles et les mariages en crise, traversant des situations dans lesquelles le vin de la joie, de l'amour et du service mutuel fait défaut». «Nous sommes faits pour l'amour infini. Nous sommes faits pour recevoir l'amour de Dieu et pour lui rendre la pareille dans une relation si intense et si personnelle que nous ne pouvons trouver une similitude que dans l'image du mariage», a poursuivi le père Patton.

En raison des restrictions imposées par la situation sanitaire, seuls les frères franciscains des communautés de Galilée, dont ceux de Nazareth, du Mont Thabor, de Tibériade et de Haïfa, ont participé à la célébration. Chaque année, pendant cette messe, de nombreux couples se pressent dans l'église et renouvellent leurs vœux de mariage. «Elle était célébrée d'une manière particulière», témoigne le curé de la paroisse, le frère Haitham Franso Yalda Hano, de nombreux chrétiens de Galilée venaient renouveler leurs vœux de mariage et la population attendait cela avec impatience». Cette année, un certificat spécial sera remis aux familles pendant le Carême, lors de la visite faite pour la bénédiction des maisons.

L'église de Cana est un point de référence pour plus de trois mille chrétiens locaux, dont 700 sont catholiques et les autres grecs-orthodoxes et melkites. Actuellement, les messes dominicales sont diffusées sur la page Facebook du sanctuaire, qui est fermée en raison du confinement. Le couvent attenant au sanctuaire compte trois franciscains de la Custodie de Terre Sainte.

Une fresque du sanctuaire de Cana, représentant le miracle opéré par Jésus
Une fresque du sanctuaire de Cana, représentant le miracle opéré par Jésus

Un lieu reconnu depuis le 4e siècle

Depuis l'époque byzantine, divers témoins parlent de Kafr Kana comme du site du premier miracle de Jésus. En 1641, les Franciscains de la Custodie de Terre Sainte ont légalement acquis le lieu saint, mais ce n'est qu'en 1862 qu'ils en deviennent propriétaires. En 1879, sur les ruines d'une ancienne basilique, l’église actuelle est construite, ainsi qu’un couvent, puis elle est agrandie entre 1897 et 1905. L'autel en marbre et les fresques sont l'œuvre d'artistes bavarois. Le curé étant alors originaire de Salzbourg, il s'est inspiré de la cathédrale de sa ville pour la façade. Des fouilles archéologiques, menées en 1969 par le père Stanislao Loffreda et en 1997 par le père Eugenio Alliata, ont mis au jour une cour et les vestiges d'une synagogue avec des mosaïques représentant des grenades et des motifs géométriques. Le lieu de culte a été construit sur les vestiges des habitations précédentes (du 1er au 4e siècle après J.-C.) et possédait un atrium à portique avec une grande citerne au centre, encore conservée aujourd'hui. Sous l'église actuelle se trouvent les restes d'une maison, où le premier miracle de Jésus est supposé avoir eu lieu. Ces restes ont été transformés en une crypte, toujours accessible.

Vatican News Service - TC

18 janvier 2021, 14:36