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L'opposition armée au Soudan en 2018. L'opposition armée au Soudan en 2018.  (AFP or licensors)

Soudan du Sud: les oppositions armées vont participer au cessez-le-feu

L'accord a été obtenu grâce à la médiation de la Communauté de Sant'Egidio, qui a favorisé la rencontre entre les militaires du gouvernement d'unité nationale et les rebelles de la Ssoma. Ils superviseront ensemble les éventuelles violations de la trêve.

Michele Raviart - Cité du Vatican

Selon le secrétaire général de la Communauté de Sant’Egidio, Paolo Impagliazzo, il s’agit là d’un pas décisif vers la fin des violences.

L'opposition armée du Sud-Soudan, rassemblée sous l'acronyme de la Ssoma (South Sudan Opposition Moviment Alliance), fera partie du mécanisme de surveillance du cessez-le-feu en vigueur dans le pays depuis le 14 octobre. Une décision issue de la quatrième rencontre qui a eu lieu à Rome du 9 au 13 novembre, sous la houlette de la Communauté de Sant'Egidio.  

Les militaires des deux factions travailleront ensemble

À partir du 1er janvier 2021, les militaires du gouvernement d'unité nationale, dont le président est Salva Kiir et le premier vice-président, son ancien rival Riek Machar, et ceux de la Ssoma ayant rejeté l'accord de paix de 2018, travailleront ensemble sur le terrain afin de constater les éventuelles violations de la trêve, et identifier les contrevenants. 

Plus proche de la paix

«C’est un pas décisif pour mettre fin à la violence, protéger la population civile, garantir le libre accès aux organisations humanitaires internationales et poursuivre le dialogue politique entre les parties», a assuré le secrétaire général de la Communauté de Sant'Egidio, Paolo Impagliazzo à l'issue de la conférence de presse conclusive du 13 novembre. Le sommet de ces derniers jours n'a réuni que des militaires, et «s'est déroulé dans un climat de grande coopération et de confiance mutuelle croissante», a-t-il ajouté.

Le cessez-le-feu dure

Après les réunions de janvier et février 2020, Paolo Impagliazzo se souvient que «le cessez-le-feu avait duré environ trois mois». Puis, avec l'arrivée de la pandémie, il a été difficile de réunir les parties et la situation s'est malheureusement détériorée sur le terrain, où de nombreuses violations ont été recensées. «Nous avons convoqué les parties dès que possible», poursuit-il, précisant que «d'octobre à ce jour, nous pouvons dire que le cessez-le-feu a tenu, à l'exception de quelques incidents».

Les prochains pourparlers, politiques cette fois, auront lieu le 30 novembre prochain. 

14 novembre 2020, 11:47