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Retraite spirituelle des évêques maronites avant les travaux du synode Retraite spirituelle des évêques maronites avant les travaux du synode 

Liban: l'Église maronite tient son synode annuel

Au cœur de cette assemblée : l’élection de trois nouveaux évêques, d’importantes questions pastorales ainsi que la situation politique et sociale du pays du Cèdre.

Lisa Zengarini - Cité du Vatican

Les travaux du Saint-Synode annuel de l'Église maronite, présidé par le Patriarche Béchara Raï, ont débuté le 26 octobre au siège patriarcal de Bkerké et se poursuivent. Cette session a été précédée d'une retraite spirituelle de six jours et traite de questions pastorales et politiques cruciales.

Pastorale liturgique et sociale

Les sièges épiscopaux à pourvoir sont ceux du Kornet Chehwan, après la mort de l'archevêque Camille Zeidan, et ceux de Tripoli et de Tyr. Les nominations seront annoncées dans la déclaration finale à l'issue de la réunion, le samedi 31 octobre.

Le Synode est également en train d’examiner plusieurs questions liturgiques et notamment celle, centrale, de la formation des séminaristes. La pastorale sociale est aussi à l’ordre du jour. Sur ce point précis, le cardinal Raï s’est engagé à adopter un plan global complémentaire à celui déjà en vigueur dans les institutions rattachées à l’Église maronite, comme la Caritas Liban. Les défis sociaux sont en effet immenses dans ce pays fragilisé par la crise économique et par les conséquences de l'explosion du 4 août dernier à Beyrouth.

La nécessité d’un exécutif indépendant

Enfin, l'assemblée fait le point sur la situation politique du pays après la nomination la semaine dernière de Saad Hariri pour la formation du nouveau gouvernement, une urgence sur laquelle concordent tous les parties, eu égard à la crise sans précédent que traverse le Liban. Le cardinal Raï a souligné avec force cette nécessité dans son discours d’ouverture : «le Liban a besoin d'un exécutif indépendant, l'une de ses tâches étant de reconstruire l'autorité par un processus constitutionnel, démocratique et pacifique», a-t-il affirmé, ajoutant que le nouvel exécutif devait «être différent de tous ceux qui l'ont précédé, pour lutter contre la pandémie de coronavirus (...), faire face à la crise financière et bancaire, (...) au gaspillage des fonds publics, à l'augmentation de la corruption et garantir l'indépendance du pouvoir judiciaire».

30 octobre 2020, 14:36