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Le 14 octobre, le gouvernement sud-soudanais et les rebelles du Front national du salut (NAS) ont annoncé la signature d’un accord prévoyant un cessez-le-feu. Le 14 octobre, le gouvernement sud-soudanais et les rebelles du Front national du salut (NAS) ont annoncé la signature d’un accord prévoyant un cessez-le-feu.  (AFP or licensors)

Le Soudan du Sud progresse vers la réconciliation

Un accord signé à Rome le 14 octobre sous l’égide de la communauté Sant’Egidio devrait permettre de démilitariser l’une des principales coalition de rebelles, ouvrant la voie à un accord politique plus large.

Olivier Bonnel - Cité du Vatican

Les pourparlers de paix sont relancés au Soudan du Sud. En témoigne cet accord signé à Rome le 14 octobre dernier entre une délégation du gouvernement sud soudanais et les rebelles de la Ssoma, le Mouvement d’opposition du Soudan du Sud, une coalition de groupes armés qui n’avaient pas signé l’accord de paix d’Adis Abeba en 2018. L’accord a été signé grâce à la médiation de la communauté catholique Sant’Egidio qui depuis plusieurs années met autour de la table les différentes composantes de la société du Soudan du Sud. 

Le Ssoma a décidé de signer un accord de «vérification militaire» qui doit se poursuivre le 9 novembre prochain, avec une rencontre sur le terrain entre les différents chefs militaires. Concrètement, les groupes armés ont accepté de pouvoir faire la transparence sur leurs positions et leur arsenal.

Un soulagement après de nombreux combats

Après plusieurs mois sans pouvoir organiser de médiation en raison de la pandémie de Covid-19, la communauté Sant’Egidio est soulagée de pouvoir relancer le processus de réconciliation dans le pays. «Nous avons été en mesure de reconstruire la confiance entre les parties», s’est félicité Paolo Impagliazzo, secrétaire général de Sant'Egidio, lors d'une conférence presse commune avec le représentant du gouvernement sud-soudanais Barnaba Marial Benjamin, et le dirigeant de la Ssoma, l'ancien général Thomas Cirillo Swaka.

Au cours de la même conférence, le délégué du gouvernement de Juba a rappelé les paroles du Pape François, qui avait invité les parties en guerre du pays à se concentrer «sur ce qui unit et non sur ce qui divise».

En attendant de laisser place à des pourparlers politiques sur la participation des anciens rebelles au gouvernement, l’accord de Rome devrait ramener le calme sur le terrain, les violations du cessez-le feu ont en effet été nombreuses ces derniers mois dans le pays. Pour Mario Giro, ancien, sous-secrétaire des affaires étrangères italien et membre de la communauté Sant’Egidio, cet accord est enfin quelque chose de concret après des mois de trouble. 

15 octobre 2020, 13:38