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Le cardinal Krajewski lors de l'inauguration du centre "Ricominciamo", le vendredi 25 septembre. Le cardinal Krajewski lors de l'inauguration du centre "Ricominciamo", le vendredi 25 septembre.  

À Rome, l’inauguration d’un foyer pour aider les anciens détenus

La structure a été créée pour aider les personnes en prison et sans domicile fixe à retrouver un environnement digne après leur incarcération et permettre d’effectuer des aménagements de peine. La gestion est confiée aux différents aumôniers des établissements pénitentiaires romains, soutenus par la Caritas.

Le projet est intitulé «Ricominciamo», «Recommençons» en français, une chance pour des détenus ou d'anciens détenus de recommencer à zéro. Il a été inauguré vendredi 25 septembre dans la capitale italienne en présence de l'aumônier apostolique, le  cardinal Konrad Krajewski. La maison, gérée par l'aumônerie apostolique du Saint-Siège, l’association des volontaires en prison, Caritas Rome et les aumôniers de la prison romaine Rebibbia, est abritée dans un institut de la congrégation des Soeurs-Filles-du-Christ-Roi.  

Accueil des prisonniers et de leur famille

«Nous nous sommes rendus compte que les mesures visant à limiter la propagation du coronavirus dans les prisons, avec la possibilité de purger la peine en résidence surveillée, n'étaient accessibles qu'à ceux qui avaient un domicile, explique Benoni Ambarus, directeur de Caritas Roma ; ceux qui n'avaient pas de famille ou un pied-à-terre en dehors de la prison étaient exclus». Le projet entend ainsi combler cette lacune et permettre aux personnes sans foyer d’effectuer un aménagement de peine lié aux mesures sanitaires. 

La structure accueillera donc des prisonniers assignés à résidence qui n’ont pas de domicile, mais aussi les anciens prisonniers et leurs familles qui ne savent pas où loger. Au-delà d’un toit et d’un couvert, «nous essayons de réaliser un projet de vie pour chacun d'entre eux, qui sera mis en pratique une fois qu'ils auront purgé leur peine», détaille le président de la Caritas locale. «40% d'entre eux ne sont pas italiens, mais nous traitons tout le monde comme des êtres humains au-delà de leur origine géographique, ethnique ou religieuse».

26 septembre 2020, 11:04