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Le Père jésuite Ephraïm Nlandu nous introduit à la méditation avec les lectures du 26ième dimanche du temps ordinaire de l’année liturgique A. Le Père jésuite Ephraïm Nlandu nous introduit à la méditation avec les lectures du 26ième dimanche du temps ordinaire de l’année liturgique A.   (AFP or licensors)

Méditation du 26ème dimanche ordinaire : « Accomplir la volonté du Père »

Le Père jésuite Ephraïm Nlandu nous introduit à la méditation avec les lectures du 26ième dimanche du temps ordinaire de l’année liturgique A.

Chers frères et sœurs, bien-aimés dans le Christ Jésus,

En ce 26ème dimanche du temps ordinaire, laissons-nous pénétrer par cet appel du psalmiste : « Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur » Ps 94,8. Le chrétien, en effet, ne reste pas insensible à la voix du Seigneur ; celle-ci mobilise son être, son agir, et le place radicalement sur le chemin de la sanctification, en se dépouillant lui-même de tout orgueil, de tout artifice, et en partageant les mêmes sentiments que Jésus-Christ : l’obéissance et l’accomplissement de la volonté du Père. C’est donc dans cette direction que veulent nous conduire les textes que la liturgie nous propose en ce dimanche. Parfois cette volonté du Père pourrait paraître étrange pour nous, comme pour les déportés d’Israël à Babylone à qui le prophète Ezéchiel exhorte de se retourner vers le Seigneur (Ez 18,25-28). Car, l’homme juste qui se détourne de sa justice, ne marche plus selon la volonté de Dieu, il se pervertit et suit les chemins de sa perdition. Tandis que le méchant qui se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, obtient du Seigneur le salut.

Ce contraste existentiel, l’évangile de Saint Matthieu (21,28-32) nous en donne un exemple saisissant dans la parabole de deux fils envoyés par leur père pour travailler à sa vigne. Dans le refus du premier, puis son repentir à se rendre à la vigne ; et l’approbation du second, puis sa dissimulation et son refus de s’y rendre, le Seigneur entend nous rappeler que c’est la disposition de notre cœur qui nous conduit à accomplir la volonté de Dieu. Cette disposition intérieure devrait nous amener à accomplir les bonnes actions et non à faire l’étalage de nos bonnes intentions. Car l’évangile nous dit la même chose en d’autres termes : « Ce ne sont pas ceux qui disent Seigneur, Seigneur qui entreront dans le Royaume des cieux, mais ceux qui font la volonté de mon Père » (Mt 7,21).

Et Saint Paul nous donne un exemple concret de l’accomplissement de la volonté de Dieu, qui devrait aller jusqu’au dépouillement de soi-même (Ph 2,1-11) : le Christ Jésus. Lui qui de condition divine, n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu, mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Et dans cet acte de dépouillement de soi, Dieu l’a souverainement élevé, Lui dotant d’un Nom au-dessus de tout nom. C’est cela même le sens profond de la volonté de Dieu : offrir dans sa libéralité et sa souveraine majesté le salut éternel à qui se dépouille en sa présence et poursuit sa justice qui dépasse tout entendement humain. Puissions-nous, chers frères et sœurs, poursuivre la volonté de Dieu en disposant toujours de mêmes sentiments que l’on doit avoir dans le Christ Jésus. Amen. 

Méditation du 26ième dimanche du Temps Ordinaire de l’année liturgique A avec le Père Ephraïm Nlandu , SJ
26 septembre 2020, 15:47