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Foyers de charité: d’anciennes élèves portent plainte contre X

Dans un communiqué de presse publié le 25 septembre 2020, un collectif d'anciennes élèves des Foyers de Charité porte plainte contre X pour diffamation et veulent prendre la défense du père Finet, cofondateur de l’œuvre et accusé d’abus.

«Nous nous interrogeons sur cette condamnation publique de portée internationale, faite sans légitimité, ni autorité, et sur les responsables de cette manipulation calomnieuse et diffamante», écrivent les plaignantes dans leur communiqué de presse publié ce jeudi.

Le 7 mai dernier, la direction des Foyers de Charité avait en effet révélé, dans une communication relayée par la Conférence des évêques de France, les conclusions d'un rapport interne accusant le père Georges Finet d'agissements «gravement déviants» et condamnés «sans réserve». Décédé il y a 30 ans, le père Finet a fondé avec Marthe Robin l’œuvre des Foyers de Charité, d’abord à Châteauneuf-de-Galaure, dans la Drôme, en 1936. Les vingt-six témoignages du rapport émanaient pour la plupart d’anciennes élèves de l’établissement scolaire rattaché à ce Foyer du sud de la France.

Mais depuis la publication de ces accusations, un collectif – qui revendique 154 membres dans le communiqué publié ce 25 septembre – s’est constitué pour défendre la mémoire du père Finet. Parmi ces anciennes élèves de Châteauneuf-de-Galaure, qui se présentent comme les «héritières morales et spirituelles» du prêtre, 42 ont porté plainte contre X pour «diffamation envers la mémoire d'un mort», avec constitution de partie civile, devant le tribunal judiciaire de Paris.

«Pourquoi cette "synthèse" à la rédaction aussi floue qu'imprécise, vide de faits circonstanciés, aux termes connotés émotionnellement, appelant le témoin "victime", les actes présumés "agissements", sans respect pour la présomption d'innocence?», s’interrogent par ailleurs les membres du collectif.
«La gouvernance des Foyers de Charité nous a personnellement appelées à témoigner pour permettre de faire la vérité» mais «nous avons été trompées sur la finalité et l'utilisation de nos témoignages», déplorent-elles. «Nous pensions que nos propos contribueraient à établir la vérité, non à une condamnation expéditive».
Cependant, le communiqué ne précise pas si les membres de ce collectif sont les mêmes personnes qui avaient porté les accusations dans le rapport publié au mois de mai. 

26 septembre 2020, 07:51