Recherche

Le Pape au Mozambique Le Pape au Mozambique  

L'appel à la paix des évêques malgaches et africains

Un an après le voyage du Pape François en Afrique australe, le SCEAM (Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar) enjoint les fidèles à suivre l’encouragement du Pape à travailler sans relâche pour la paix, l’espérance et la réconciliation.

«Avec ce message nous répétons l'appel du Pape François: nous devons tous toujours dire non à la violence et oui à la paix», car «tout se perd avec la guerre et tout se gagne avec la paix», affirme le SCEAM. A cause des conflits qui traversent le continent africain, «les gens finissent par ne plus avoir de maison où vivre, de la nourriture, des écoles pour s'instruire, des hôpitaux pour se soigner, des églises pour se réunir en prière et des champs pour travailler». Le document souligne le drame de ces «milliers de personnes forcées de se déplacer en quête de sécurité et de moyens de subsistance». De là, l'exhortation des évêques africains et malgaches à la paix, car, disent-ils, c'est «une mission qui implique tout le monde et qui exige un travail dur, constant et infatigable».

Les évêques rappellent également que «la paix n'est pas seulement l'absence de guerre, mais un engagement inlassable, en particulier de ceux qui occupent une position de responsabilité plus importante, à reconnaître, garantir et reconstruire concrètement la dignité, si souvent oubliée ou ignorée, de nos frères et sœurs, afin qu'ils se sentent protagonistes du destin de leur nation et de leur continent». Ce n'est donc que par la paix qu'il est possible de parvenir à la réconciliation ; il faut pour cela «un processus constant dans lequel chaque nouvelle génération est impliquée» et «dans lequel il y a une ouverture à la vraie rencontre, à la reconnaissance de l'autre, au renforcement des liens et à la construction de ponts ».

Malheureusement, note le symposium épiscopal, dans plusieurs pays africains -dont le Mozambique, visité par le Pape-, «il y a encore des actes de violence brutale» et «dans une grande partie du continent, il n'y a presque aucun signe de coexistence pacifique ou harmonieuse, d'unité, de sécurité alimentaire et de protection de l'environnement». Les évêques concluent leur message en remerciant le Pape d’être «un messager d'espérance, un héraut de la paix et un partisan de la réconciliation».

Le 31e voyage apostolique du Pape François s’était déroulé du 4 au 10 septembre 2019 et l’avait amené au Mozambique, à Madagascar et sur l’Ile Maurice.

Merci d'avoir lu cet article. Si vous souhaitez rester informé, inscrivez-vous à la lettre d’information en cliquant ici

05 septembre 2020, 15:52