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Le 11 juin 2020, une marche contre la culture du viol dans les rues de Lagos, la capitale du Nigeria. Le 11 juin 2020, une marche contre la culture du viol dans les rues de Lagos, la capitale du Nigeria.   (ANSA)

Nigeria : l'archevêque Martins condamne la culture du viol

L'archevêque métropolitain de Lagos, Alfred Adewale Martins, a qualifié d'«épouvantable et répréhensible» l'augmentation des cas de viols au Nigeria.

Catholic News Service of Nigeria - Lagos & English Africa Service - Cité du Vatican

«Les Saintes Écritures et l'Église ont condamné à travers les âges toute perversion sexuelle, y compris le viol», a déclaré Mgr Martins. L'Église a toujours enseigné que «le viol blesse profondément le respect, la liberté, l'intégrité physique et morale de la victime». Il cause de graves dommages à la victime, parfois pour la vie. Le viol est un acte intrinsèquement mauvais «qui est encore plus grave et condamnable lorsqu'il est infligé à des enfants soit par les parents soit par ceux qui exercent une forme d'autorité sur eux, en particulier ceux qui sont responsables de leur éducation», a déclaré l'archevêque de Lagos. 

Un pic dans les affaires de viol 

Ces derniers mois, le Nigeria a connu une augmentation du nombre de viols de femmes et de jeunes filles. Les experts en violence sexiste se demandent s'il y a réellement une augmentation de ce crime odieux ou si la société nigériane parle davantage de nombreux cas de viols qui n'étaient tout simplement pas signalés dans le passé. Selon eux, cela pourrait également indiquer que la société nigériane commence à s'habituer à sa culture du silence entourant la violence sexuelle. Le pays enregistre 2 200 cas de viols chaque année, un chiffre bien en deçà de la réalité pour une population de près de 200 millions d’habitants.

L'État doit garantir la justice pour les victimes

Mgr Martins a souligné que des mesures urgentes doivent être prises pour débarrasser la société nigériane «du mal du viol». L'archevêque a appelé la police nigériane à rendre justice aux victimes. Il a lancé un appel aux organisations non gouvernementales (ONG), aux travailleurs de la santé dans tout le pays et aux autres organismes professionnels concernés pour qu'ils offrent les soins et les conseils nécessaires aux victimes.

L'Assemblée nationale doit elle aussi trouver des moyens de faire en sorte que tous les États du pays appliquent la loi sur les droits de l'enfant afin d'offrir une protection juridique complète et de se prémunir contre les mauvais traitements infligés aux enfants, a conseillé l'archevêque. 

11 juillet 2020, 09:39