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Messe en la solennité de la Dédicace de la Basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem, le 15 juillet 2020. Messe en la solennité de la Dédicace de la Basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem, le 15 juillet 2020.   (Nadim Asfour /CTS)

Le Saint-Sépulcre, symbole de la beauté transfigurée du Christ et de l'Église

«La beauté défigurée et la beauté transfigurée sont une synthèse possible du message de ce lieu et de cette fête. Ces deux aspects concernent Jésus de Nazareth crucifié et ressuscité, ils concernent l'Église, ils concernent chacun de nous», a affirmé le Custode franciscain de Terre Sainte, frère Francesco Patton. Il présidait le 15 juillet à Jérusalem la célébration de la solennité de la Dédicace de la Basilique du Saint-Sépulcre, qui remonte au 15 juillet 1149.

«Ce lieu, et la fête d'aujourd'hui, nous rappelle qu'il y a une beauté défigurée et transfigurée dans l'Église aussi», a avancé frère Patton dans son homélie publiée sur le site de la Custodie de Terre Sainte.

La mémoire de la Passion et de la Résurrection

«Si nous célébrons la dédicace qui a eu lieu à l’époque des Croisés, c'est parce que la basilique constantinienne fut en grande partie et à plusieurs reprises, détruite et restaurée. C'est comme si ce lieu portait physiquement en lui non seulement la mémoire de la passion et de la résurrection du Seigneur, mais aussi la passion et la résurrection de l'Église: la passion et la résurrection que le Corps du Christ vit dans l'histoire comme un prolongement et une extension de la passion et de la résurrection de sa Tête», a ensuite souligné frère Patton. 

 

800 ans de présence franciscaine

Avant la fin de la messe de Dédicace, frère Sinisa Srebrenovic, premier sacristain au Saint-Sépulcre et Discret de Terre Sainte (c'est-à-dire membre du "Discrétoire", le conseil représentant les différents groupes linguistiques qui existent parmi les franciscains de Terre Sainte), a pris la parole pour remercier les quelques fidèles présents et le Custode. « Au cours des 800 ans de présence franciscaine qui viennent de s'écouler, les dernières décennies ont vu un flux très important de pèlerins, mais la plupart de nos prédécesseurs ont connu une situation similaire à celle d'aujourd'hui, priant et gardant les lieux saints au nom de l'Eglise Catholique. En tant que communauté franciscaine, nous nous tenons à leurs côtés, continuant à prier pour tous ceux qui sont ici et pour ceux qui ne peuvent être physiquement présents dans ces lieux», a-t-il déclaré.

Les lieux du Calvaire et du Tombeau vide

Consacré en septembre 355, l'ensemble des bâtiments construits par l'empereur Constantin et sa mère Sainte Hélène, appelé Basilique de l'Anastasis ou Saint-Sépulcre, a subi plusieurs transformations à travers des époques historiques différentes et particulières.

La basilique actuelle est une synthèse de ce qui reste des édifices constantiniens et de l'édifice construit par les Croisés. Elle réunit sous un même toit les lieux du Calvaire et du Tombeau vide, comme pour signifier l'indivisibilité de la mort et de la résurrection du Rédempteur.

 

16 juillet 2020, 15:52