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Mgr Retamales (à gauche), président de la conférence épiscopale et Mgr Ramos, le secrétaire général (à droite) Mgr Retamales (à gauche), président de la conférence épiscopale et Mgr Ramos, le secrétaire général (à droite)  (AFP or licensors)

L'Église chilienne s'engage en faveur de l'intégrité

La Conférence épiscopale du Chili (CECh), a publié un document intitulé «Intégrité dans le service ecclésial : saines relations, justice et miséricorde». Le texte établit les paramètres d'un service pastoral marqué par les valeurs évangéliques, le bon traitement et la sauvegarde des plus vulnérables. C'est l'aboutissement de deux ans de travail.

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En août 2018, les évêques de la Conférence épiscopale du Chili (CECh), après une assemblée plénière extraordinaire, se sont engagés à préparer un texte avec les paramètres indispensables à l'exercice du service pastoral et des lignes directrices pour aider les fidèles et ceux qui cherchent à rencontrer le Seigneur à bénéficier d'un environnement sain où le respect de leur dignité soit assuré. Deux ans après cet événement, alors que l'Église chilienne était plongée dans un climat d'anxiété à cause du scandale des abus sexuels, est donc publié "L'intégrité dans le service ecclésial", un document élaboré par le Conseil national pour la prévention des abus et l'accompagnement des victimes de l'épiscopat, composé de laïcs, de religieux et de prêtres.

 

Le document de 79 pages, présenté en la fête de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, patronne du Chili, s'adresse fondamentalement aux évêques, prêtres, diacres, personnes consacrées, laïcs, hommes et femmes, qui exercent un service pastoral au Chili afin d'incarner - lit-on dans le document - «un style marqué par des valeurs profondément évangéliques, comme la justice, la miséricorde, l'équité, le service inlassable aux pauvres, aux personnes marginalisées et aux vulnérables, les relations interpersonnelles saines, l'excellence du service offert et la sauvegarde de son bien-être physique et émotionnel».

Cohérence avec l'essence de la mission de l'Église

Le président de la CECh, Mgr Santiago Silva Retamales, dans la présentation du document, souligne le mot «intégrité» comme une clé de l'action de chaque personne qui cherche à être cohérente avec la condition de disciple du Seigneur : «Ce n'est pas une loi ni un code de conduite ; ce sont les lignes directrices que l'Église catholique a décidé de se donner au Chili pour garantir, dans chaque service que nous offrons, une culture de bon traitement, de respect de la dignité de chaque personne et de soins selon des modalités et des formes qui soient cohérentes avec l'essence de notre mission, qui est l'amour chrétien proclamé par la vie».

Mgr Silva explique qu'il existe sans aucun doute des critères minimaux pour agir et se rapporter qui ne peuvent être laissés à la décision arbitraire d'une personne ou d'un groupe, et encore moins considérés comme allant de soi simplement parce qu'ils répondent au bon sens. Dans ce contexte, le président de l'épiscopat assure que le document «doit être un point de référence vital pour tous ceux d'entre nous qui rendent, à titre rémunéré ou volontaire, un service quelconque dans l'Église, dans la tâche synodale et fraternelle d'être une communauté de personnes intègres».

Large consultation

"L'intégrité dans le service ecclésial" a été élaboré selon une méthodologie participative et consultative qui a réuni 600 personnes consacrées, 62 membres de conseils diocésains de prévention et 950 laïcs. La directrice du département de prévention des abus de la Conférence épiscopale chilienne, Pilar Ramírez, dans un entretien avec le bureau de communication de la CECh, a expliqué que la commission était très hétérogène, car bien qu'elle ne soit composée que de membres de l'Église, ceux-ci représentaient différentes formes d'«être Église».

Ce document est né en réponse à la lettre du Pape François, envoyée en mai 2018, dans laquelle il exhorte les évêques à promouvoir une culture de soin et de protection, qui contraste avec la gestation d'une culture abusive au sein de l'Église chilienne. À cet égard, Pilar Ramirez a souligné que la commission a réalisé que, plus que de dresser une liste des comportements auxquels on peut s'attendre ou non, il fallait faire appel à une question beaucoup plus riche qui a trait à l'intégrité de chaque personne qui sert dans l'Église.

«De même que dans le monde d'aujourd'hui les exigences pour l'exercice du travail professionnel sont toujours plus grandes», affirme le document, «il est nécessaire que le service pastoral soit toujours régi par des principes de qualité spirituelle et humaine, qui découlent de l'Évangile de Jésus-Christ».

23 juillet 2020, 17:27