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Méditation de la Solennité du Saint-Sacrement du corps et du sang du Christ

Le Père jésuite Ephraïm Nlandu nous introduit à la méditation de la Solennité du Saint-Sacrement du corps et du sang du Christ.

« Jésus, le pain vivant descendu du ciel qui donne la vie éternelle ».

Chers frères et sœurs, bien-aimés dans le Christ-Jésus, Paix et Grâce.

La liturgie nous propose en ce dimanche de célébrer la solennité du Saint-Sacrement du corps et du sang de notre Seigneur Jésus-Christ. Au soir du jeudi saint, nous avons célébré l’institution de l’Eucharistie, célébration au cours de laquelle l’Eglise commémore le sacrifice du corps et du sang du Christ, donnant ainsi sens à notre attachement radical à ces paroles de Jésus au seuil de sa passion et de sa résurrection : « faites ceci en mémoire de moi ». Et pourtant, les fêtes pascales achevées, l’Eglise nous invite encore, comme dans une solennité particulière, à commémorer le sacrifice du corps et du sang dans la célébration du Saint-Sacrément. Cette célébration, tout en nous rattachant par la foi au corps et sang de Jésus, nous enseigne particulièrement de la présence permanente et vivifiante de notre Seigneur parmi nous. La Célébration du Saint-Sacrément nous indique ainsi que le Seigneur chemine et marche avec et parmi nous quelles que soient les routes sinueuses que nous empruntons, du moment où notre regard reste fixé sur cet admirable sacrément de son corps et de son sang, nous donnant ainsi l’assurance que notre vie est fondée sur le roc éternel qu’est la foi en Jésus, Christ et Sauveur.

“Le Seigneur Dieu a fait jaillir de l’eau de la roche la plus dure”

En nous approchant des Ecritures, et particulièrement des textes que la liturgie nous propose en cette Solennité, nous saisissons davantage pourquoi l’attachement radical au sacrifice du corps et du sang a une résonnance de foi et de la présence permanente du Fils de Dieu parmi nous. Dans la première lecture, tirée du livre de Deutéronome (Dt 8, 2-3, 14b-16a), Moïse rappelle au peuple d’Israël, tout au long de leur marche périlleuse de quarante années dans le désert ; le Seigneur Dieu n’a cessé de les accompagner. Et quand le peuple souffrait de la famine et fut terrifié par la soif, c’est le Seigneur Dieu qui l’a fait nourrir de la manne, ce pain descendu que ni Israël ni ses pères avaient connu auparavant ; et au pays de la sécheresse, le Seigneur Dieu a fait jaillir de l’eau de la roche la plus dure. Si donc le Seigneur a accompli de telles merveilles à travers son peuple, le fidèle croyant devrait toujours se souvenir de la présence de la divine providence dans sa vie et dans son histoire. Et cette divine providence, Saint Paul nous rappelle dans la deuxième lecture tirée de la première lettre aux Corinthiens (1Co 10, 16-17), qu’elle se manifeste parmi nous dans la coupe de bénédiction que nous bénissons, communion au sang du Christ, et le pain que nous rompons, communion au corps du Christ. Ainsi, le Saint-Sacrément nous fait méditer et prendre assurance, « puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes, devenons un seul corps dans le Christ-Jésus. Le texte de l’évangile de Jean (Jn 6, 51-58) nous offre l’assurance dans laquelle notre foi s’enracine finalement : « celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour ». C’est cela même le but ultime de cette célébration du Saint-Sacrément : savoir qu’unis pour toujours au Christ, nous recevions la vie éternelle par son corps et son sang. Prions donc, frères et sœurs, que nous possédions la jouissance éternelle de la divinité de notre Seigneur, car nous en avons ici-bas l’avant-goût lorsque nous recevons son corps et son sang. Amen.

Méditation de la solennité du Saint-Sacrement du corps et du sang du Christ avec le Père Ephraïm Nlandu, SJ
13 juin 2020, 13:28