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Des fidèles catholiques au sanctuaire de Notre-Dame de Sheshan à Shangaï. Des fidèles catholiques au sanctuaire de Notre-Dame de Sheshan à Shangaï. 

24 mai: Journée de prière pour l'Église de Chine

Chaque année depuis 2007, l'Église universelle est invitée à prier particulièrement pour les fidèles catholiques chinois. La journée marque le rapprochement entre Rome et l'Église catholique locale au fil des années.

Paolo Ondarza - Cité du Vatican 

En 2007, Benoît XVI a proclamé dans la "Lettre aux catholiques chinois" que la journée de prière pour l'Église en Chine est célébrée chaque année le 24 mai, fête de la Bienheureuse Vierge Marie "Secours des chrétiens", particulièrement vénérée en Chine dans le sanctuaire de Notre-Dame de Sheshan, près de Shanghai.

Pour l'occasion, il y a maintenant treize ans, Benoît XVI a écrit une prière à la Vierge, lui demandant de guider le Peuple de Dieu "sur les chemins de la vérité et de l'amour" pour être "en toute circonstance un ferment de coexistence harmonieuse entre tous", pour soutenir "l'engagement de ceux qui, en Chine, parmi leurs travaux quotidiens, continuent à croire, à espérer, à aimer, afin qu'ils ne craignent jamais de parler de Jésus au monde et du monde à Jésus". Enfin, il a imploré la Mère de Dieu d'"aider les catholiques à être toujours des témoins crédibles de l'amour, en restant unis au rocher de Pierre sur lequel l'Eglise est bâtie". 

 

L'attention portée à la Chine a été constante depuis le début du pontificat de François qui, à l'occasion de la journée de prière n'a jamais manqué d'exprimer sa proximité et son affection à tous les catholiques chinois qui "au milieu des difficultés et des épreuves quotidiennes, continuent à croire, à espérer et à aimer". Le Pape les a exhortés, sous la protection de Marie, à être "toujours unis dans la communion de l'Eglise universelle".

L'Accord provisoire conclu entre le Saint-Siège et la République populaire de Chine le 22 septembre 2018, est historique. Il est défini par le Cardinal Secrétaire d'Etat Pietro Parolin comme "un point d'arrivée sur un long chemin, mais surtout un point de départ pour une nouvelle phase de collaboration accrue pour le bien de la communauté catholique chinoise et pour l'harmonie de toute la société". "Nous devons marcher ensemble", avait déclaré le cardinal dans une interview au Global Times, "car c'est la seule façon de guérir les blessures et les malentendus du passé, de montrer au monde que même à partir de positions éloignées, des accords fructueux peuvent être conclus".

L'Accord provisoire - a écrit le pape François dans son Message aux catholiques chinois et à l'Eglise universelle du 26 septembre 2018 - est "le fruit du long et complexe dialogue institutionnel du Saint-Siège avec les autorités gouvernementales chinoises, inauguré par Saint Jean-Paul II et poursuivi par le pape Benoît XVI". "Il ne s'agit pas de nommer des fonctionnaires pour la gestion des questions religieuses, mais d'avoir des Pasteurs authentiques selon le Coeur de Jésus, engagés à travailler généreusement au service du Peuple de Dieu".

Les nombreuses initiatives qui ont caractérisé les relations entre le Saint-Siège et la Chine au cours des deux dernières années sont significatives : de l'autorisation donnée par le gouvernement de Pékin aux deux évêques, Joseph Guo Jincai et John Baptist Yang Xiaoting, de participer au synode des jeunes au Vatican en 2018 ; jusqu'à la consécration épiscopale avec mandat papal en août 2019 d'Antonio Yao Shun et Stefano Xu Hongwei, respectivement évêque de Jining/Wulanchabu, en Mongolie intérieure et évêque coadjuteur de Hanzhong, dans la province du Shaanxi, au nord-ouest.

Récemment, depuis le début de la pandémie de coronavirus, plusieurs expressions mutuelles de solidarité entre le Saint-Siège et la Chine ont eu lieu avec des dons mutuels de matériel de protection sanitaire et de sécurité visant à combattre le virus. De nombreux fidèles chinois ont également participé, par l'intermédiaire des réseaux sociaux, à la célébration quotidienne de la messe du pape François depuis la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, célébrée à 7 heures en Italie et à 13 heures en Chine.

Le dialogue, la connaissance et le voyage ensemble "pour construire un avenir commun d'une plus grande harmonie", comme le souhaite le Saint-Père, passent aussi par la culture et la beauté : "La beauté nous unit - l'art chinois du Musée du Vatican" a été une exposition de haute valeur symbolique, organisée à Pékin par les Musées du Vatican du 28 mai au 14 juillet 2019 au Musée du Palais de la Cité interdite à Pékin. 

23 mai 2020, 10:45