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Vatican News
Le 23 mars 2020, moment de la consécration du Portugal à Fatima. Le 23 mars 2020, moment de la consécration du Portugal à Fatima.   (AF_SantuarioFatima)

Au Portugal, une vague de solidarité issue de la prière

En temps de pandémie, de nombreuses communautés paroissiales offrent leurs services aux personnes âgées, aux pauvres, aux personnes les plus seules et les plus abandonnées. Pedro Vez Patto, président de la Conférence épiscopale portugaise, a annoncé l’ouverture des installations de l'Église portugaise pour les malades. 

Federico Piana- Cité du Vatican

La prière est la première et la plus haute forme de charité. C'est ainsi que Mgr Vaz Patto, président de la Conférence épiscopale portugaise, justifie le fait que les églises du pays soient toutes restées ouvertes, mais uniquement pour permettre la prière personnelle. Le choix de ne pas verrouiller les lieux de culte trouve sa raison d'être dans la Constitution portugaise, explique Mgr Vaz Patto : «Notre Constitution stipule que même en cas d'état d'urgence, la liberté religieuse ne peut être annulée. Le décret gouvernemental qui traite de la gestion de la pandémie stipule qu'il doit y avoir une restriction sur les célébrations collectives, mais n'interdit pas la prière personnelle». 

Et si les croyants ne peuvent pas se retrouver à l'église pour prier, ils peuvent le faire sur les réseaux sociaux : «Il y a beaucoup de personnes qui utilisent Internet pour partager des moments de prière et de méditation et il y a de nombreux prêtres qui utilisent ces moyens technologiques pour transmettre la célébration eucharistique. Un véritable souffle d'oxygène pour l'âme».

La solidarité qui vient de la prière 

C'est certainement cette prière assidue qui donne lieu à de nombreuses initiatives de solidarité. «Dans presque toutes les paroisses, dit Mgr Vaz Patto, on aide les personnes âgées, les pauvres, les personnes seules. Mais aussi pour ceux qui, du jour au lendemain, se sont retrouvés sans travail, sans aucun revenu. Et puis nous devons nous rappeler une autre chose : les institutions de solidarité sociale, au Portugal, sont pour la plupart d'inspiration catholique et, à l'heure actuelle, elles sont en extrême difficulté, mais ne renoncent pas à aider». L'Église portugaise elle-même a ouvert la porte de ses structures aux patients atteints de coronavirus qui, autrement, ne pourraient pas être traités. 

Semaine Sainte : tout change

Au Portugal également, les rites de la Semaine Sainte subiront des changements douloureux. Mgr Vaz Patto rappelle les options qui s’offrent à chacun : «Vous pouvez suivre les célébrations en streaming ou à la télévision, mais la tradition des processions, très populaire ici, ne peut être respectée cette année. Je suis sûr que Dieu nous parle aussi dans cette tragédie : peut-être nous demande-t-il de redécouvrir certaines valeurs que nous avons oubliées et de reconsidérer le vrai sens de la vie».

04 avril 2020, 14:21