2020.04.17 Divina Misericordia S. Spirito in Sassia 2020.04.17 Divina Misericordia S. Spirito in Sassia 

Méditation du 2ième dimanche de Pâques : Dimanche de la Miséricorde

Le Père jésuite Adrien Lentiampa nous introduit à la méditation avec les lectures du deuxième dimanche de Pâques

Chers Frères et Sœurs,
En ce deuxième dimanche de Pâques, nous lisons le récit des apparitions qui conduisent à la profession de foi de l’apôtre Thomas. Ce récit nous fait voir, d’une certaine manière, le chemin à parcourir dans notre foi au Christ-Ressuscité, pour trouver en lui notre Paix et notre Joie.
En effet, l’Evangile de ce jour met en évidence le parcours de foi de l’Apôtre Thomas, le Didyme, le jumeau. S’il est jumeau, cela veut dire qu’il y a un autre derrière son personnage, quelqu'un avec qui il a partagé le cordon ombilical. Ce jumeau de Thomas, de qui le récit garde silence, n’est autre que chacun de nous.
La particularité de notre jumeau, Thomas, dans ce récit, c'est d'avoir besoin du temps pour réaliser et vivre de la Résurrection du Christ. Il lui faudrait pratiquement une octave, huit jours après la nuit de la Résurrection, pour reconnaitre son Seigneur et son Dieu. C’est que les événements de la passion de Jésus l’ont tellement bouleversé, que sa foi est mise à dure épreuve ; la mort de son Maître lui a fait perdre tout repère. Et, c'est qui est admirable, c'est le fait que le Ressuscité se met à son niveau et se soumet à ses exigences : il l’invite à mettre son doigt dans la marque laissée par les clous de sa passion, et de placer sa main dans son côté transpercé. Thomas voulait une preuve que le Ressuscité est bien celui qui avait souffert la passion. Et celui-ci le laisse expérimenter cela. N’oublions pas que si Jésus a les mains trouées par les clous, s’il a le côté transpercé par l’épée, c’est parce qu'il a accepté de mourir pour les siens par amour : « ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout » (Jn 13, 1).
En ce deuxième dimanche de Pâques, Pâques si particulière cette année où beaucoup n’ont pu participer aux célébrations liturgiques, l’évangile nous invite à faire le pas et à reconnaitre le Christ Ressuscité au cœur de ce monde si fortement désemparé. Nous savons que le Christ souffre ce moment avec nous. Nous savons aussi que, quel qu’en soit l’issu, le Christ en est vainqueur, et nous avec lui. Comme à Thomas, nous sommes invités à nous réfugier dans son côté transpercé, et à trouver notre force dans ses mains percées par les clous de la croix, pour annoncer au monde son espérance.
Plus que jamais, nous sommes invités à prendre conscience de notre mission de chrétien : délier le monde de son obscurité et de son péché ; plus que jamais, entendons le Seigneur nous dire : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie ! ». Si donc le Christ Ressuscité souffle sur nous et nous donne son Esprit, c’est pour que nous témoignions de la transformation qu’apporte la résurrection du Seigneur ; transformation dont témoigne la première communauté des chrétiens ayant fait l’expérience du Ressuscité à laquelle fait allusion la première lecture de ce dimanche. Et une telle transformation se manifestera par la paix du Christ qui doit nous caractériser au cœur de ce temps trouble ; la paix étant le principal don qu’apporte le Christ ressuscité aux siens. Voilà pourquoi, Frères et Sœurs, même en ce temps où le monde est désemparé, nous pouvons, avec notre jumeau, l’Apôtre Thomas, reconnaitre en Jésus et lui dire : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
 

Méditation dominicale avec le Père Adrien Lentiampas, SJ

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18 avril 2020, 13:17