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Vatican News
Les rues de Milan pendant la pandémie de coronavirus, samedi 14 mars 2020. Les rues de Milan pendant la pandémie de coronavirus, samedi 14 mars 2020.  (ANSA)

Coronavirus: la communauté Jean-XXIII dénonce la mise en danger des prostituées

La crise du coronavirus met particulièrement en danger les femmes prostituées, dont les clients sont souvent indifférents aux règles légales, en temps normal comme dans la situation de crise sanitaire actuelle.

En Italie, de nombreuses dénonciations ont été émises à l’encontre de personnes n’ayant pas respecté les décrets du gouvernement sur le Covid-19. Malgré cela, «les clients de l’industrie de la prostitution continuent à sortir, en recherche de femmes à exploiter sexuellement », s’insurge Giovanni Paolo Ramonda, président de la Communauté Pape Jean-XXIII, qui lutte depuis des années pour libérer des milliers de femmes de l’esclavage sexuel.

Dans une lettre adressée au gouvernement et aux autorités locales, il demande que l’on prenne des mesures soit pour empêcher les déplacements des clients, qui peuvent augmenter les contagions, soit pour aider les victimes de la traite sexuelle à éviter de tomber malades, mais aussi à sortir de cette industrie de la prostitution.

Enfin, dans son message, la Communauté lance un appel afin qu’en Italie soient introduites des sanctions pour les clients et des parcours de protection et de réinsertion sociale pour les victimes de la prostitution. Le tout devrait être accompagné de programmes «d’éducation et de sensibilisation de l’opinion publique», afin que l’on mette fin à «cette forme de violence envers les femmes».

Comme l’a écrit le Pape François dans sa préface au livre "Donne crocifisse. La vergogna della tratta raccontata dalla strada" (Femmes crucifiés, la honte de la traite racontée de la rue), de don Aldo Buonaiuto, membre de la Communauté Pape Jean XXIII, «toute forme de prostitution est une réduction en esclavage, un acte criminel, un vice minable. C’est une blessure pour la conscience collective, une maladie de l’humanité. Libérer ces pauvres esclaves est un geste de miséricorde et un devoir pour tous les hommes de bonne volonté. Leur cri de douleur ne peut laisser indifférents ni les individus, ni les institutions. Personne ne doit détourner le visage ou se laver les mains du sang innocent qui est versé sur les routes du monde».

 

14 mars 2020, 14:57