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Des religieuses catholiques lors de la visite du Pape François au Bangladesh, le 2 décembre 2017. Des religieuses catholiques lors de la visite du Pape François au Bangladesh, le 2 décembre 2017.  (AFP or licensors)

Bangladesh : l’Église engagée dans la prévention du suicide

Le pays d’Asie du Sud, très densément peuplé, enregistre de nombreux suicides parmi sa population jeune.

Récemment, le nombre de cas de suicide a augmenté au Bangladesh. Selon Anikder Jonno Udyog (Initiative for Aniks), un mouvement pour la prévention des suicides, 11 000 personnes en moyenne, jeunes pour la plupart, se suicident chaque année dans le pays et, selon les données de la police, une trentaine chaque jour, rapporte UCA News. Les suicides sont souvent le résultat de problèmes tels que l'échec amoureux, le chômage, les conflits familiaux, ou sont liés à la toxicomanie et aux traumatismes de l'enfance.

L'Église et Caritas, activement engagées dans les communautés du pays, gèrent des programmes d'aide psychologique pour les enfants et les jeunes vivant dans la détresse, rapporte Sœur Lipy Gloria Rozario, des Sœurs de Notre-Dame des Douleurs, à UCA News. Sœur Lipy, directrice du Healing Heart Counseling Unit, offre depuis 2010 un soutien à différents groupes de personnes. Cependant, les efforts sont souvent insuffisants et ne parviennent pas à assurer le bien-être mental des jeunes. 

«Au niveau mondial, le bien-être mental est une question brûlante, mais au Bangladesh, la santé mentale n'est pas prise au sérieux», déclare la religieuse, qui apporte un soutien à certains jeunes «incapables de réguler leurs émotions» face à une dispute familiale ou à un échec. Ce centre existe parce que «notre société et nos familles ne leur offrent pas assez d'espace pour discuter et partager», explique la sœur.

C'est pourquoi, dans 20 écoles gérées par l'Église, le centre de Sœur Lipy mène un projet de trois ans en collaboration avec l'archidiocèse de Dacca pour le bien-être mental de 9 000 élèves et de leurs parents.

«Nous avons déjà atteint 3 500 étudiants», conclut Sœur Rozario, «grâce aux ateliers de la première phase, et la deuxième phase commencera en juillet. Nous espérons continuer régulièrement, afin de pouvoir apprendre aux élèves et aux parents comment maintenir une bonne santé mentale.»

31 mars 2020, 18:15