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Le Pape se recueillant devant les reliques de saint Nicolas lors d'une précédente visite à Bari, en juillet 2018. Le Pape se recueillant devant les reliques de saint Nicolas lors d'une précédente visite à Bari, en juillet 2018.  (Vatican Media)

Les évêques italiens préparent la rencontre de Bari sur la paix en Méditerranée

Du 19 au 23 février se tiendra dans la capitale des Pouilles un débat synodal sur la foi, la fraternité, la liberté religieuse, les guerres et la pauvreté. Le Pape François viendra conclure cette rencontre le dimanche 23 avec la messe et la prière de l’Angélus. L’évènement a été présenté ce mercredi matin à Rome.

Federico Piana – Cité du Vatican

Le cardinal Gualtiero Bassetti, président de la Conférence épiscopale italienne et archevêque de Pérouse, a participé à cette conférence de presse avec Mgr Antonino Raspanti, évêque d'Acireale et vice-président de la CEI, et Mgr Francesco Cacucci l'archevêque de Bari-Bitonto.  

Cette rencontre de réflexion et de spiritualité intitulée “Méditerranée, frontière de paix” aura lieu à Bari du 19 au 23 février prochain entre tous les évêques catholiques des nations riveraines de la Mare nostrum. L'événement sera conclu par le pape François le dimanche 23 février avec la célébration de la Sainte Messe et la récitation de l'Angélus.

Un échange libre et fraternel

La nature de l'événement, qui a les caractéristiques propres à un Synode, peut être comprise à partir des mots du cardinal Bassetti lorsqu'il déclare que «nous ne sommes pas confrontés à une conférence scientifique ou culturelle, et ce n'est même pas une conférence dans laquelle de nouvelles formes de dialogue interreligieux sont expérimentées. Il s'agit au contraire de quelque chose de différent et de spécial, à bien des égards unique, qui se réfère avant tout à notre manière la plus authentique de vivre et d'être Eglise qui donne voix aux difficultés et aux attentes des peuples de la Méditerranée».

Les thèmes du dialogue entre les 58 évêques et patriarches participants seront profondément liés à la paix, à la fraternité, à la liberté religieuse, aux relations entre l'Église et la société et à l'état de santé des Églises locales elles-mêmes, mises à l'épreuve par des problèmes et des défis similaires. Il n'y aura cependant pas d'ordre du jour préétabli pour la discussion : il y aura un espace libre pour le dialogue fraternel et l'action de l'Esprit Saint.

Cardinal Bassetti : la Méditerranée doit redevenir une frontière de paix

«L'objectif de notre rencontre, explique le cardinal Bassetti, est ce que Giorgio La Pira (ancien maire de Florence, et figure de la Démocratie chrétienne en Italie, ndr) a suggéré : la Méditerranée doit redevenir un lieu de rencontre des civilisations, un lieu de développement du christianisme, une frontière de paix. Il y a beaucoup d'injustices sur les rives de la Méditerranée, il y a des situations de guerre, d'extrême pauvreté, de réfugiés. C'est un patchwork de problèmes, aujourd'hui, la Méditerranée», a expliqué le président de la Conférence épiscopale italienne.

Et le cardinal Bassetti a annoncé qu'une «réponse calme mais pastorale de l'Église» va émerger de Bari. Une réponse qui verra certainement la lumière de la dimension essentielle de la prière. Le cardinal Bassetti lui-même l'a expliqué: «J'ai été inspiré par Giorgio La Pira qui, lorsqu'il a tenu ce type de réunion, s'est adressé à ses pauvres de Saint Proclus et a invité les monastères cloîtrés à prier. Ceux qui sont fermés dans ces monastères se soucient plus que nous des problèmes du monde.»

Le choix de Bari, un pont entre l'Est et l'Ouest

Le choix de la capitale des Pouilles comme lieu de la rencontre des évêques de la Méditerranée n'est pas fortuit. L'évêque de Bari-Bitonto, Mgr Francesco Cacucci, a déclaré que la décision a été prise parce que Bari représente «un pont entre l'Est et l'Ouest et que la Méditerranée touche à la fois le Moyen-Orient, l'Europe occidentale et l'Afrique».

Saint Nicolas, le saint le plus vénéré au monde après Notre-Dame, est l'autre raison de ce choix. «Saint Nicolas est un saint universel mais aussi méditerranéen. Il vient du Moyen-Orient et s'est installé à Bari, puis a été transféré en Russie, même si ce n'est que temporairement. Dans notre Europe, et dans toute la Méditerranée, il n'y a pas d'église où il n'y ait pas une image, une icône de Saint-Nicolas», a expliqué Mgr Cacucci.

12 février 2020, 16:57