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Messe célébrée en la cathédrale Notre Dame de Kaya, dans la région Centre-Nord du Burkina Faso, le 16 mai 2019. Messe célébrée en la cathédrale Notre Dame de Kaya, dans la région Centre-Nord du Burkina Faso, le 16 mai 2019.   (SESAME PICTURES)

Au Burkina Faso, l'Église prend en main la gestion des plaintes pour abus sexuels

Sur décision du cardinal Philippe Ouédraogo, le diocèse de Ouagadougou s’est doté début février d’un bureau chargé de traiter les plaintes pour abus sexuels, rapportent les médias locaux.

Les diocèses africains commencent également à appliquer les dispositions du Motu Proprio «Vos Estis lux mundi» du Pape François concernant la lutte contre les abus.

Le plaignant protégé par l'obligation de confidentialité

Ces jours-ci, le cardinal Philippe Ouédraogo, archevêque de Ougadougou, au Burkina Faso, a en effet mis en place un bureau diocésain de trois membres pour «recueillir toute information et accusation d'abus sexuel sur mineurs, personnes vulnérables et adultes, commis par des membres du clergé, des membres des Instituts de vie consacrée ou des Sociétés de vie apostolique».

«Quiconque possède des informations ou des soupçons fondés sur des abus sexuels ou un scandale sexuel peut s'adresser, verbalement ou par écrit, au nouvel organisme», explique le décret fondateur de ce bureau. Le plaignant sera «protégé par l'obligation de confidentialité».

Le bureau, composé du pénitencier diocésain et de deux prêtres, disposera d'une commission d'experts dans laquelle travailleront des juristes, des avocats et des psychologues. 

L'Église de Maurice déjà engagée

Parmi les Églises africaines qui ont déjà adopté des mesures et des protocoles pour prévenir et combattre les abus sexuels dans l'Église contre les enfants, les adolescents et les personnes vulnérables, figurent celles d'Afrique australe et l'Église de Maurice. L'été dernier, conformément à Vos Estis lux mundi, la Conférence épiscopale sud-africaine (SBC), qui réunit les évêques d'Afrique du Sud, du Botswana et du Swaziland, s'est engagée à renforcer les procédures existantes de signalement des cas, «à accompagner les victimes dans leur processus de guérison» et «à demander des comptes aux auteurs des crimes».

Afin de rendre ces mesures plus efficaces, l’épiscopat a, entre autres, prévu que les personnes dédiées à la protection des enfants et des adultes vulnérables suivent des formations spécifiques afin que le problème soit traité de manière professionnelle.

À Maurice, le diocèse de Port-Louis a établi des codes de conduite pour les membres de l'Église qui travaillent avec les enfants et des protocoles spécifiques pour les cas d'abus qui sont également disponibles sur son site internet. Ces mesures ont été adoptées en juillet 2018, avant le sommet de février 2019 au Vatican sur la protection des mineurs et le Motu proprio qui l’a suivi le 9 mai.

 

11 février 2020, 10:04