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Vatican News
Un prêtre philippin célèbre une messe le long de la côte située à proximité du volcan Taal, dans la province de Batangas, le 27 janvier 2020 Un prêtre philippin célèbre une messe le long de la côte située à proximité du volcan Taal, dans la province de Batangas, le 27 janvier 2020  (AFP or licensors)

Philippines: le message d'espérance des évêques suite au réveil du volcan Taal

Loin d’être une punition divine, les catastrophes naturelles sont plutôt une invitation du Seigneur à s'efforcer d'être plus solidaires les uns des autres, et d'avoir une relation différente avec la nature. C'est ce que soulignent les évêques philippins dans leur dernier message intitulé “Vous, le feu et la chaleur, les éclairs, les nuées, bénissez le Seigneur” (Dn 3,66.73), centré sur la situation provoquée par l'éruption du volcan Taal, sur l'île de Luçon.

Ce message, signé par le président de la Conférence épiscopale des Philippines, Mgr Romulo Valles, a été diffusé à l’issue de la 120e assemblée plénière des évêques du pays à Manille. Il constitue une invitation à l’espérance, fondée sur la foi en l'aide de Dieu face à la souffrance, mais aussi à la solidarité avec les personnes touchées. «Dieu nous accompagne dans les tremblements de terre, les éruptions volcaniques, dans les inondations et les tempêtes, peut-on lire, non pas comme le grand punisseur, mais comme le grand Emmanuel qui nous aime, quelqu'un vers qui nous pouvons nous tourner, dans la certitude qu'il n'abandonnera jamais ceux qui l'invoquent».

La responsabilité de l’homme

Une démonstration de cet amour est la générosité dont les Philippins et de nombreuses personnes dans le monde ont fait preuve ces dernières semaines, sans distinction de croyance religieuse. «Dans toutes ces personnes, nous voyons la force de Dieu à l'œuvre», déclarent les évêques, qui font l'éloge le travail du gouvernement de Manille pour aider les personnes déplacées. Ils l’exhortent aussi à investir plus de ressources dans la prévention, et à réduire à l'avenir l'impact de ces catastrophes naturelles auxquelles les Philippines sont particulièrement exposées, en raison de leur position géographique et de la géologie de l'archipel. 

Enfin, expliquent les prélats philippins, le Seigneur lance à travers ces épreuves un appel à «purifier» notre façon de traiter la nature. «S'il est vrai qu'elles ne sont pas toutes causées par les activités humaines, comme dans le cas des tremblements de terre et des éruptions volcaniques, la science a montré que certaines, comme les inondations, les sécheresses et les typhons, sont également induites par l'homme», écrivent-ils. D'où cette exhortation à une «conversion» écologique, afin de réduire le changement climatique et son impact dévastateur.

Niveau d’alerte baissé d’un cran

Deux semaines après le réveil du volcan Taal, le risque d'une éruption de grande ampleur semble s'éloigner, comme l’ont affirmé le 26 janvier dernier les autorités philippines. Celles-ci ont partiellement levé l'ordre d'évacuation de la population, tout en appelant les habitants à rester prêts à quitter leur domicile à nouveau.

Depuis le 12 janvier, au moins 135 000 personnes avaient été contraintes de se réfugier dans des centres d'urgence. Depuis, les signes laissant présager une nouvelle éruption, comme des tremblements de terre, se sont atténués. Taal, qui se situe à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Manille, est l'un des volcans les plus actifs des Philippines.

28 janvier 2020, 10:48