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Mgr Matthew Manoso Ndagoso (à droite) et  Mgr Joseph Tobji, archevêque maronite d'Alep (à gauche), le 29 janvier 2018, lors d'une conférence de presse organisée par L'Aide à l'Église en Détresse. Mgr Matthew Manoso Ndagoso (à droite) et Mgr Joseph Tobji, archevêque maronite d'Alep (à gauche), le 29 janvier 2018, lors d'une conférence de presse organisée par L'Aide à l'Église en Détresse.  

Nigéria: un des quatre séminaristes enlevés a été libéré

Dans la soirée 8 janvier dernier, quatre séminaristes étaient enlevés par des hommes armés dans un séminaire de Kaduna, au nord du Nigéria. L’un d’eux a été relâché le 18 janvier dernier. Il serait gravement blessé.

«Nous sommes heureux d’apprendre que l’un des séminaristes enlevés a été relâché le long de l’autoroute Kaduna-Abuja. Nous prions afin que Dieu touche le cœur des ravisseurs et qu’ils libèrent les trois autres», a déclaré un prêtre de l’archidiocèse de Kaduna, à la fin d’un temps de prière pour les quatre séminaristes enlevés au Grand Séminaire du Bon Pasteur, le 8 janvier dernier.

En soins intensifs

D’après les informations de Catholic News Agency, ce jeune séminariste – dont l’identité n’a pas été communiquée – est actuellement soigné dans l’unité de soins intensifs de l’hôpital catholique de Kaduna, en raison de blessures dont on ignore l’étendue précise. Des «fractures» sont évoquées, le jeune homme ayant été battu par ses ravisseurs après avoir tenté de leur résister lors de son enlèvement.

Il a été retrouvé le long de l’autoroute par des personnes roulant à moto, qui l’ont ensuite conduit à l’hôpital.

On est pour l’heure sans nouvelles des trois autres séminaristes, toujours détenus dans un lieu indéterminé. Les victimes de l’enlèvement ont entre 18 et 23 ans.

Un pays en «état de siège»

L’archevêque de Kaduna, Mgr Matthew Manoso Ndagoso, dénonce le niveau d’insécurité atteint dans la région, comme l’a rapporté l’agence Fides le 20 janvier. «Aucun pays ne peut tolérer ces niveaux d’insécurité sans que ne se déchaînent des protestations de masse. Notre pays est assurément en état de siège», estime-t-il. «L’enlèvement des séminaristes est le troisième concernant du personnel ecclésiastique au sein de notre archidiocèse» explique-t-il, avant de confier: «je ne parviens pas à dormir en pensant aux conditions dans lesquelles vivent actuellement les quatre séminaristes».

Mgr Ndagoso souligne que ce sentiment d’inquiétude s’étend à toute la population, qui semble désormais résignée face à l’insécurité croissante. L’archevêque se demande pourquoi l’on ne parvient pas à mieux assurer la protection des habitants, dans la mesure où, «avec les technologies avancées de sécurité développées au XXI° siècle, il n’est pas d’endroit au monde, pas même sous l’eau, où des criminels ne peuvent être trouvés». «Les mesures de sécurité au séminaire ont été renforcées afin de protéger les autres séminaristes», assure le prélat nigérian. «Nous continuerons à prier pour les séminaristes enlevés jusqu’à ce qu’ils soient libérés. Nous continuons à espérer que Dieu convertisse ceux qui se trouvent derrière l’insécurité dans ce pays», conclut-il.

Au Nigéria, les enlèvements de chrétiens se sont multipliés ces derniers mois, une situation qui a incité les dirigeants de l'Église à exprimer de sérieuses inquiétudes quant à la sécurité des fidèles et à demander au gouvernement de donner la priorité à la protection des citoyens.

21 janvier 2020, 11:56