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Une affiche électorale dans la capitale péruvienne, Lima, pour les législatives anticipées du 26 janvier 2019. Une affiche électorale dans la capitale péruvienne, Lima, pour les législatives anticipées du 26 janvier 2019.   (ANSA)

Les évêques péruviens invitent à voter de manière responsable

Le Pérou organise dimanche des élections législatives anticipées. L'objectif est de mettre fin à des années de blocage politique, depuis la destitution du président Alberto Fujimori en 2000. L'occasion pour les évêques du pays de rappeler l'importance de ces élections.

Dimanche 26 janvier, les élections générales auront lieu au Pérou : l'occasion pour la conférence épiscopale locale de lancer un appel au vote responsable. Les élections sont «une grande occasion d'influencer le cours des événements dans le pays», écrivent les évêques, citant également les paroles du Pape François sur la nécessité pour la politique d'être au service du bien commun et de ne pas être piégée par des ambitions individuelles ou l'arrogance d'intérêts particuliers.

La coopération rend plus fort 

«L'histoire récente nous a appris combien l'opposition détruit, tandis que la coopération dans la poursuite du bien nous rend plus forts», peut-on encore lire dans le message. L'épiscopat espère donc que «les futurs membres du Congrès prendront l'engagement de lier la politique aux besoins des citoyens, en s'attaquant aux vrais problèmes du pays» que les évêques identifient comme la corruption, l'insécurité, l'impunité, la violence familiale, le féminicide, le chômage et l'éducation.

Les prélats espèrent également que le nouveau gouvernement «établira des canaux de communication adéquats et efficaces avec le peuple et tous les pouvoirs de l'État». Enfin, le message se termine en regardant l'avenir avec espoir, surtout en vue de 2021, année du bicentenaire du pays, afin qu'il apporte la paix, la stabilité et le progrès pour tous. 

Mettre fin à la crise institutionnelle

Le Pérou renouvelle dimanche son Parlement unicaméral, après sa dissolution en septembre par le président Martin Vizcarra dans l'espoir de sortir de la crise institutionnelle qui frappe le pays depuis des années, sur fond de scandales de corruption.

Ces premières élections législatives anticipées de l'histoire péruvienne pourraient voir l'opposition fujimoriste (droite populiste) perdre la majorité qu'elle détenait depuis le scrutin de 2016.

24 janvier 2020, 15:05