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Mgr Miguel Cabrejos Vidarte, archevêque de Trujillo au Pérou et président du Celam. Mgr Miguel Cabrejos Vidarte, archevêque de Trujillo au Pérou et président du Celam.  

Le président du Celam s'inquiète d'une explosion sociale en Amérique Latine

Dans un message envoyé à l'Eglise chilienne mais adressé à tous les fidèles des pays d'Amérique Latine, Mgr Miguel Cabrejos Vidarte exhorte à trouver des voies de dialogue et des solutions orientées vers le bien commun pour résoudre les crises régionales.

Face aux nombreuses crises qui secouent plusieurs pays d'Amérique Latine et des Caraïbes, le président du Celam, le Conseil épiscopal latino-américain a enregsitré un message vidéo dans lequel il fait part de ses préocupations. Mgr Miguel Cabrejos Vidarte, archevêque de Trujillo au Pérou, fait d'abord part de sa «profonde solidarité et proximité avec l'Église et le peuple chilien qui souffrent de l'agression et de la violence, avant tout les personnes les plus humbles et les plus vulnérables».

Un message de solidarité qui s'étend bien au-delà des frontières chiliennes. «Nos frères et sœurs de la région de l'Amérique latine et des Caraïbes souffrent de la violence qui touche des familles entières, en particulier en Bolivie, au Venezuela, en Haïti, au Honduras, au Nicaragua, à Porto Rico, en Équateur, au Chili et au Pérou» relève t-il. Mgr Cabrejos Vidarte s'inquiète ainsi d'une «explosion sociale sans précédent» qui n'épargne aucun pays de la région.

Selon l'archevêque péruvien, les causes de cette violence sont à trouver «dans la corruption, les démocraties imparfaites et les situations de pauvreté, d'inégalité, de chômage ou de sous-emploi, la mauvaise qualité et la couverture des services de santé, d'éducation et de transport, qui ont accumulé beaucoup de mécontentement.» 

La nécessité de rechercher la paix 

L'Eglise latino-américaine et dans les Caraïbes est un corps, poursuit le président du Celam. «Quand une partie de ce corps souffre, c'est toute l'Église qui souffre avec lui, partageant sa douleur, mais aussi son espérance.» L'archevêque de Trujillo insiste ainsi «sur la nécessité de rechercher la paix par le dialogue, avec la participation de tous les acteurs et de toutes les institutions, afin de rechercher de véritables solutions orientées sur le bien commun».

Dans son message, Mgr Cabrejos Vidarte fait part enfin de son «rejet le plus ferme de la violence, d'où qu'elle vienne», et appelle les gouverneurs et les autorités de la région «à mettre en œuvre des politiques concrètes et réelles qui garantissent la promotion de la personne humaine et du bien commun, fondées sur les droits fondamentaux de liberté, de respect, d'équité, de justice et de soin de la maison commune, afin que nos peuples puissent véritablement avoir un développement humain intégral.»

 

12 novembre 2019, 17:00