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Vatican News
2019.02.011 tutela del minore, abuso su minori, tratta di persone photo d'illustration 

Le Groupe Sainte-Marthe va poursuivre son travail à l’échelon diocésain

Le Groupe Sainte-Marthe s’est réuni du 1er au 4 octobre dernier pour sa 2e conférence africaine autour du thème “sensibiliser les communautés locales et le gouvernement sur les dangers du trafic d’êtres humains”. Les conférences épiscopales et chaque diocèse d’Afrique ont été invités à créer un bureau de travail ad hoc pour continuer leur action.

Cette 2e conférence régionale africaine s’est tenue à Nairobi, la capitale du Kenya, en présence de plus de 100 délégués provenant de neuf pays: Kenya, Sierra Leone, Angola, Uganda, Nigeria, Afrique du Sud, Eswatini (anciennement Swaziland), Ghana et Royaume-Uni. Parmi eux, des représentants de l’Église, des forces de l’ordre au niveau régional et international, et d’organisations travaillant dans les domaines de la migration et du contrôle des migrations.  

Collaborer efficacement

Prononçant le discours d’ouverture, Mgr Philip Anyolo, président de la Conférence épiscopale du Kenya et archevêque de Kisumu, a souhaité «la création de partenariats et de collaborations efficaces dans le but de couper le cordon ombilical du trafic d’êtres humains et de l’esclavage moderne».
Dans son message aux participants à la conférence, le cardinal Vincent Nichols, archevêque de Westminster et président du Groupe Sainte-Marthe, a félicité les délégués pour leur engagement, et souligné que la lutte contre le trafic d’êtres humains est plus urgente et importante que jamais. «Nous devons rappeler que le trafic d’êtres humains est une activité criminelle extrêmement rentable, et que ceux qui la mènent ne connaissent pas de limites, ni dans leur soif de profit ni dans leur insensibilité concernant la dignité des personnes. Ils doivent être arrêtés et les victimes sauvées, aimées et soutenues» a-t-il affirmé dans son discours. Le texte a été lu au nom du cardinal Nichols par le Père Mark Odion, coordinateur du projet africain du Groupe Sainte-Marthe. 

Un bureau de travail dans chaque diocèse d’Afrique

Les délégués ont recommandé aux différentes conférences épiscopales de collaborer avec les autorités de police, la magistrature et le département de l’immigration de leur pays face au trafic d’êtres humains. Les conférences épiscopales et chaque diocèse d’Afrique ont ainsi été invités à créer un bureau de travail ad hoc, afin de lutter contre ce fléau dans l’esprit du Groupe Sainte-Marthe.

Le Groupe Sainte-Marthe constitue une alliance mondiale de responsables de polices, d’évêques et de communautés religieuses travaillant en collaboration avec la société civile dans la lutte contre le trafic d’êtres humains. Il prend le nom de la résidence où habite le Pape François au Vatican. C’est là que les membres fondateurs du réseau ont séjourné en 2014 avant de signer, en présence du Saint-Père, une déclaration historique. Le groupe compte actuellement des membres de plus de 30 pays.

(Avec Fides)

08 octobre 2019, 16:12