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La religieuse brésilienne Dulce Lopes Pontes, surnommée le «bon ange de Bahia»  ou la «mère des pauvres», proclamée sainte ce 13 octobre 2019 La religieuse brésilienne Dulce Lopes Pontes, surnommée le «bon ange de Bahia» ou la «mère des pauvres», proclamée sainte ce 13 octobre 2019  (Anthony Roy Worley)

Qui sont les trois religieuses canonisées ce 13 octobre ?

En même temps que le cardinal John Henry Newman et la suissesse Marguerite Bays, trois religieuses apostoliques seront proclamées saintes ce dimanche. Voici un aperçu de leur vie, un résumé de leur chemin de sainteté.

Sœur Giuseppina Vannini

Judith-Adélaïde Vannini est née à Rome, en Italie, en 1859. Orpheline de père à quatre ans puis de mère à 7 ans, elle est séparée de son frère et de sa sœur et accueillie par les Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul.  Diplômée institutrice, elle rentre au noviciat des Filles de la Charité à Sienne. Cependant, elle n’y reste pas pour raisons de santé.

Convaincue de sa vocation religieuse, elle forme la première communauté féminine des Filles de Saint Camille de Lellis. Elle mène ce projet avec le bienheureux Louis Tezza, alors procurateur général des pères camilliens, congrégation se consacrant au soin des malades.

En 1892 est fondé l’ordre féminin des camilliennes. Judith revêt la croix rouge des camilliens et prend le nom de Joséphine (Giuseppina en italien). Elle est considérée comme une femme forte, animée d'une profonde vie intérieure. L’ordre croît, et des communautés des Filles de Saint Camille sont fondées en Italie, Belgique et en Argentine, à Buenos Aires. A la suite du père Tezza, et malgré sa santé fragile, Joséphine Vannini prend la responsabilité de la congrégation féminine. En 1909, celle-ci est reconnue de droit diocésain.

Joséphine Vannini meurt en 1911 d’une maladie cardiaque. Elle est reconnue vénérable par le Pape Jean-Paul II en 1992, puis proclamée bienheureuse deux ans plus tard. En mai 2019, le Pape François reconnait une deuxième guérison miraculeuse par son intercession, ce qui ouvre la voie à sa canonisation.

Sœur Irmã Dulce Lopes Pontes

Maria Rita Lopes Pontes, naît en 1914 à Salvador de Bahia, au Brésil. À 6 ans, Rita perd sa mère, qui meurt à la naissance de sa dernière fille. Très jeune, elle accompagne volontiers son père aider les habitants des quartiers les plus défavorisés. À 13 ans, elle manifeste déjà son désir de devenir religieuse.

Vers l’âge de 16 ans, elle prend elle-même des initiatives pour secourir les plus pauvres. Elle accueille chez elle les plus nécessiteux, pour leur donner de quoi manger ou de quoi se soigner. En parallèle de ses études à Salvador de Bahia, elle est un membre assidu du Tiers-Ordre franciscain.

À 19 ans, diplômée en pharmacie, Rita intègre la congrégation des Sœurs missionnaires de l’Immaculée Conception de la Mère de Dieu, et prend le nom de sœur Dulce. Alors qu’elle ne possède rien, elle déborde d’initiatives et met en place de multiples dispositifs pour prendre en charge les malades et apporter son aide aux pauvres et aux enfants.

En 1935, elle fonde l’Union ouvrière de Saint François, afin d’organiser la solidarité et d’unir les travailleurs dans la foi chrétienne. En 1939, elle ouvre le Collège San Antonio pour les enfants d’ouvriers du quartier populaire. Elle transforme des locaux inusités en hospices et centres d’accueil social. Ses œuvres prennent de l’ampleur avec l’afflux de patient et le soutien de volontaires. Elle fonde aussi l’Institut des Filles de Marie, Servantes des Pauvres, pour l’aider dans ses œuvres. Malgré la détérioration de sa santé, elle poursuit ses actions jusqu’aux dernières années de sa vie.

Sœur Dulce rencontre Mère Teresa et à deux reprises le pape Jean Paul II, qui lui rend visite à son chevet en 1991. Le «bon ange de Bahia»  ou la «mère des pauvres» comme la surnommait la population, décède en 1992. Elle est reconnue vénérable en 2009 puis béatifiée en 2010 par Benoit XVI. Sa messe de béatification à Salvador de Bahia rassemble 70 000 personnes, et est retransmise sur la télévision nationale.

Sœur Marie Thérèse Chiramel Mankidyan

Marie Thérèse naît en 1876 à Puthenchira dans le sud-ouest de l’Inde. Elle vient d’une famille noble déchue appartenant à l’Église syro-malabare. Jeune, elle participe aux services de l’église paroissiale, visitant et réconfortant toute personne dans le besoin, indépendamment de sa caste et de sa religion. Elle prend soin des plus nécessiteux, des orphelins et des malades, mêmes s’ils sont lépreux ou atteints de la variole. Sur les conseils du père Joseph Vithayathil, son directeur spirituel, elle se consacre à la création d’une famille religieuse. En 1914 elle obtient l’assentiment de l’évêque pour fonder la congrégation des Sœurs de la Sainte Famille de Thrissur. La communauté a pour principales missions l’éducation des filles, l’aide aux plus nécessiteux  et l’assistance aux malades les plus graves.

Elle dirige la nouvelle congrégation pendant douze ans. Durant cette période, elle fonde trois nouveaux couvents, deux écoles, deux pensionnats, une maison d’étude et un orphelinat.

Sœur Marie Thérèse meurt à Kuzhikkattusseny le 8 juin 1926, tandis que dans le jardin de sa dernière demeure terrestre fleurit du jasmin, hors-saison. Le Pape Jean Paul II reconnait ses vertus héroïques, lui attribuant le titre de vénérable en 1999 puis celui de bienheureuse en avril 2000.

12 octobre 2019, 15:21