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Cathédrale de Nagasaki, Japon Cathédrale de Nagasaki, Japon  

Les “dix jours de prière pour la paix” ont commencé au Japon

Chaque année depuis 1982, les catholiques du Japon prient au début du mois d’août pour la paix et le désarmement nucléaire. Dans un message écrit il y a quelques semaines, l’archevêque de Nagasaki, Mgr Takami, rappelle l’engagement du Pape François pour la paix et l’élimination des armes nucléaires.

«Avec le Pape François, prions de tout notre cœur le Dieu de la paix, afin que nous puissions construire la paix en participant pleinement au développement intégral de tous, en demandant l’abolition des armes nucléaires. Commençons cette mission en faisant tout notre possible». Tel est l’appel lancé par les évêques du Japon dans un message en date du 18 juillet dernier, signé par Mgr Mitsuaki Takami, archevêque de Nagasaki et Président de la Conférence épiscopale du Japon. Le texte rappelle d’abord que «le 25 février 1981, le Saint Pape Jean Paul II fit un appel solennel à la paix depuis Hiroshima. En réponse à cet appel, [depuis 1982], l’Église au Japon célèbre annuellement les “dix jours de prière pour la paix”, du 6 au 15 août, pour penser et prier pour la paix». Rappelons que pendant cette période, la population japonaise commémore les attaques nucléaires d’Hiroshima et de Nagasaki, survenues respectivement le 6 et le 9 août 1945.  

Le Pape s’engage en faveur de l’abolition des armes nucléaires

Les évêques japonais reconnaissent aussi l’engagement du Pape actuel dans le domaine de la paix et de la réconciliation entre les peuples. «Depuis qu’il est devenu Souverain Pontife, le Pape François a fait, de temps à autres, des observations sur la paix et l’abolition des armes nucléaires. Le 7 juillet 2017, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté un traité historique sur l’interdiction de telles armes. Le 23 mars dernier, le Pape a remis un Message à l’Assemblée générale des Nations unies», expliquant que le terrorisme, les conflits, des thématiques environnementales ainsi que la pauvreté «s’entrelacent de manière complexe, menaçant la paix et la sécurité du monde moderne».

Les fondements de la paix

Les évêques du Japon soulignent que «les menaces nucléaires ne peuvent répondre efficacement à de tels problèmes. La stabilité basée sur la peur augmente simplement cette dernière et compromet la confiance dans les relations entre les nations. En ce cas, nous devons nous demander comment il est possible de maintenir la stabilité». Ils ajoutent ensuite: «La paix et la stabilité internationales ne peuvent être basées sur un faux sens de sécurité, sur la menace de la destruction réciproque ou d’un anéantissement total ou encore simplement sur le maintien d’un équilibre de puissances. La paix doit être construite sur la justice, le développement humain intégral, le respect des droits fondamentaux, la protection de la Création, la participation de tous à la vie publique, la confiance entre les peuples, le soutien des institutions pacifiques, l’accès à l’éducation et à la santé, le dialogue et la solidarité».

Le développement intégral, chemin vers une paix durable

L’épiscopat japonais rappelle également que le Saint-Siège a été l’un des premiers à ratifier le Traité d’interdiction des armes nucléaires, et qu’il a promu une conférence sur le désarmement nucléaire. Le message s’achève par un passage de l’Exhortation apostolique Evangelii Gaudium, affirmant qu’une «paix qui n’est pas “le résultat d’un développement intégral” est vouée à l’échec». Par conséquent, concluent les prélats, «pour construire et assurer la paix et la sécurité au niveau mondial, il est nécessaire non seulement d’éliminer la menace nucléaire en éliminant les armes nucléaires, mais de permettre en même temps l’enrichissement des peuples dans tous les domaines».

(Avec Fides)

 

05 août 2019, 13:04