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La CORREF soutient la commission Sauvé La CORREF soutient la commission Sauvé 

La CORREF plus que jamais engagée contre les abus

La CORREF, la Conférence des religieux et religieuses de France, a tenu vendredi 28 juin une assemblée générale extraordinaire concernant le financement de la commission Sauvé mise en place pour faire la lumière sur les abus sexuels commis au sein de l’Église. Sa présidente revient sur les mesures prises et sur la lutte contre les abus menée par la conférence.

Entretien réalisé par Xavier Sartre – Cité du Vatican

Ce fut une journée entièrement consacrée à la commission Sauvé, mise en place en février dernier par la Conférence des évêques de France et par la Conférence des religieux et religieuses de France. Il s’agissait d’abord et avant de garantir le financement de cette structure dirigée par l’ancien vice-président du Conseil d’État, Jean-Marc Sauvé et dont le but est de faire toute la lumière sur les abus sexuels sur mineurs commis par des membres du clergé depuis les années 1950.

Les 450 supérieurs majeurs réunis vendredi 28 juin se sont mis d’accord sur le principe de financer 34 % du budget de fonctionnement la commission, soit environ 1,2 millions d’euros sur les quelque 3 millions d’euros nécessaires. La CORREF concrétise ainsi son engagement dans la lutte contre les abus.

Étroite collaboration avec la CEF

Des groupes de travail en commun avec ceux de la Conférence des évêques de France sont déjà en place et se réunissent environ toutes les trois semaines pour plancher sur différents sujets comme la question de la responsabilité de l’Église, sur l’aspect financier de ces questions, notamment celle de l’indemnisation des victimes, sur le suivi des auteurs des abus et sur la formation des religieux et des religieuses.

Sœur Véronique Margron, la présidente de la CORREF, est globalement satisfaite de l’état d’esprit et de la prise de conscience du problème, et principalement de l’importance d’écouter la voix des victimes. Dans son discours d’accueil, au début de l’assemblée de vendredi, elle a souligné ce qui était au cœur du scandale et de la crise que traversait l’Église dans son ensemble : «le secret organisé, l’amnésie, l’aveuglement et les complicités».

«Ces brebis blessées perdues, martyrisées par des agissements dans nos Maisons [..] attendent de nous que justice et vérité se rencontrent enfin, en leur faveur», a-t-elle conclu.

Entretien avec soeur Véronique Margron, présidente de la CORREF
02 juillet 2019, 08:18