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Vatican News
Des manifestants anti-Maduro face aux blindés, lors d'une manifestation à Caraca le 1er mai  Des manifestants anti-Maduro face aux blindés, lors d'une manifestation à Caraca le 1er mai   (AFP or licensors)

Venezuela: une église de San Cristobal attaquée

La répression des manifestations anti-Maduro se poursuit. Le 1er mai, un groupe de militaires a fait irruption dans une église de San Cristobal, en pleine messe. L’évêque du lieu réagit.

Le bilan de la répression des manifestations contre le président Nicolas Maduro s’aggrave. Selon le forum pénal vénézuélien, la seconde journée de protestation a donné lieu à quelque 168 arrestations; sept journalistes ont été agressés ou blessés, tandis qu’un jeune homme de 24 ans a perdu la vie. Un autre grave incident a eu lieu mardi après-midi à San Cristobal, lorsqu’un groupe de la garde nationale bolivarienne, ainsi que le raconte Mgr Mario Moronta à l’agence SIR, a fait irruption dans l’église de Notre-Dame de Fatima, à la fin de la messe.

Lancement de bombes lacrymogènes

Deux soldats à moto sont d’abord entrés dans l’église. Alors que le curé, le père Jairo Clavijo, essayait de les faire sortir, quarante autres soldats ont tenté à leur tour de pénétrer dans l’édifice, derrière leur commandant, un certain général Ochoa. Une discussion a suivi et les militaires ont lancé des bombes lacrymogènes dans l’église, obligeant les fidèles à évacuer.

Mgr Moronta : des faits très graves

«Il s’agit d’un événement d’une grande gravité et d’une attaque contre une église catholique, écrit Mgr Moronta qui retient le général Ochoa pour responsable, ainsi que les autorités militaires de la région. Il ne fait aucun doute pour l’évêque que cette provocation était intentionnelle. «Les assaillants n’ont pas le moindre respect pour la dignité humaine, ni aucune crainte de Dieu. Le diocèse prend acte et agira de la manière qu’il jugera la plus opportune», a-t-il ajouté.

02 mai 2019, 15:22