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Des catholiques priant devant la Basilique Notre-Dame de Sheshan à Shanghai, en septembre 2019. Des catholiques priant devant la Basilique Notre-Dame de Sheshan à Shanghai, en septembre 2019.  

Le cardinal Parolin préface un livre sur l'Église en Chine

Le Secrétaire d'État du Saint-Siège signe la préface du volume «L'Église en Chine. Un avenir à écrire» du jésuite italien Antonio Spadaro, à paraître le 19 mars aux éditions Ancora, en Italie. Le cardinal Pietro Parolin retrace le parcours de la présence catholique en Chine, les avancées et les problèmes en suspens, en se concentrant sur le défi de l'évangélisation.

«Sans négliger le trésor spirituel des communautés catholiques locales et, surtout, accepter la grave souffrance et le malentendu que les catholiques chinois ont vécus ces dernières années, nous sommes appelés à faire mémoire et, ensemble, à co-écrire une nouvelle page pour l’avenir de l’Église en Chine». Ainsi débute la préface signée par le Secrétaire d’État du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin, en introduction de l'ouvrage du père Antonio Spadaro intitulé «L'Église en Chine. Un avenir à écrire», qui sera publié en italien le 19 mars 2019.

Une église vraiment universelle 

Dans cette préface, le prélat souligne que l'idée de ce recueil est né il y a cent ans, de la Lettre apostolique Maximum illud du pape Benoît XV, un document consacré à l'activité missionnaire, et qui demandait de «revenir aux sources spirituelles et pastorales de la mission ad gentes. Outre une série de recommandations, cette lettre contenait «un message fort et précis: les missions ne sont pas une extention de la chrétienté occidentale, mais elles sont l'expression d'une église qui veut vraiment être universelle. C'était un message qui s'adressait avant tout à la Chine», écrit le cardinal Parolin.

Aujourd'hui comme en 1919, le cas chinois montre que pour faire face aux défis de l'évangélisation, il est nécessaire de construire l'unité de l'Église. C'est ce qui s'est passé en septembre dernier. Le Pape a accueilli dans la pleine communion sept évêques officiels ordonnés sans mandat pontifical. Selon les termes de l’accord signé par le Saint-Siège et la République populaire de Chine, et dévoilé le 22 septembre 2018, tous les évêques chinois sont désormais unis à Rome et à l’Église universelle. Le mot-clé est l'universalité de l'église, écrit le Secrétaire d'État. La mission de l'Église en Chine se doit de repenser et renouveler l'œuvre d'évangélisation, qui doit se propager au reste du monde. 

Un dialogue sincère

C'est précisément l'universalité de l'Église qui pousse le Saint-Siège à ne pas nourrir de méfiance ou d'hostilité envers aucun pays mais à suivre la voie du dialogue pour surmonter les distances. «La proclamation de l'Évangile en Chine ne peut être dissociée d'une attitude de respect, d'estime et de confiance envers le peuple chinois et ses autorités légitimes», a ajouté le cardinal Parolin, soulignant avec précision que «le Saint-Siège souhaite pouvoir collaborer avec la Chine» également sur les thèmes de la paix, de l'environnement, de la rencontre des cultures, «favoriser la paix et aspirer au bien de l'humanité». 

Aujourd’hui, conclut le Secrétaire d’État, le présage du Pape François est qu'après tant de difficultés, d’incompréhensions et de souffrances, grâce à un dialogue sincère, le chant de la foi puisse être entonné dans l’Empire du Milieu. Un chant «enrichi de notes authentiquement chinoises», comme l’a déclaré François dans son message aux catholiques chinois et à l’Église universelle, le 26 septembre 2018.

17 mars 2019, 16:20