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Le nonce apostolique au Nicaragua, Mgr Waldemar Stanislaw Sommertag, aux côtés du ministre des Affaires étrangères nicaraguayen, le 5 mars 2019 à Managua.  Le nonce apostolique au Nicaragua, Mgr Waldemar Stanislaw Sommertag, aux côtés du ministre des Affaires étrangères nicaraguayen, le 5 mars 2019 à Managua.   (AFP or licensors)

Au Nicaragua, les évêques se retirent des négociations avec le pouvoir

La conférence épiscopale nicaraguayenne a décliné l’invitation à participer aux négociations entre le gouvernement du président Daniel Ortega et l’Alliance civique, qui représente l’opposition, vendredi 8 mars.

À l'issue d'une réunion tenue vendredi 8 mars «en urgence», les évêques ont annoncé qu'ils refusaient d'être «physiquement dans la salle de négociations» et qu'ils se consacreront à leur mission prophétique et à la prière pour «que le Nicaragua trouve des chemins civilisés et justes pour une solution pacifique» à la crise.

L’heure des laïcs a sonné

Les évêques assurent également qu’ils continueront à prier pour que les parties trouvent une solution pacifique à cette crise qui sévit depuis presque onze mois, espérant que ces négociations auront un esprit de recherche de la vérité et de la justice. «Nous sommes convaincus comme l’affirmait saint Jean-Paul II que l'heure des laïcs a sonné», ont-ils par ailleurs plaidé dans un communiqué publié le 8 mars.  

L’épiscopat qui exhorte les peuples «à intensifier, particulièrement en cette période de carême, leurs prières et leurs jeûnes» pour le Nicaragua.

Un dialogue difficile

A l’inverse des négociations de mai 2018 où ils jouaient le rôle de médiateurs, l’épiscopat devait cette fois endosser la charge de «témoins accompagnateurs».  

Il avait fallu pas moins de cinq journées de pourparlers pour que les deux délégations se mettent d'accord pour, notamment, inviter comme «témoins et accompagnateurs» le président de la Conférence épiscopale, le cardinal Leopoldo Brenes, et le Pasteur Ulises Rivera, coordinateur des Églises évangéliques du Nicaragua, réputées plus proches du pouvoir.

Désormais, seul Mgr Waldemar Stanislaw Sommertag, nonce apostolique, reste comme «témoin» à la table des négociations.

Six représentants de l'opposition, et autant du gouvernement, ont engagé le 27 février dernier des «négociations» pour chercher une issue à la crise politique qui a fait plus de 325 morts et a plongé le pays dans la récession.

09 mars 2019, 12:46